Y-a-t-il vraiment des explosifs sur le toit de la centrale de Zaporojié?

Les images satellites américaines ne montrent aucune trace d’explosifs placés sur le toit de la centrale nucléaire de Zaporojié, comme l’avait prétendu le Président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Sputnik
Pétard mouillé. La présence d’explosifs sur le toit de la centrale nucléaire de Zaporojié n’est absolument pas prouvée par les images satellites de la société américaine PlanetLabs, rapporte Sky News.
La chaîne britannique a procédé à des vérifications et n’a trouvé "aucune preuve d’explosifs" sur les réacteurs 3 et 4, comme l’avaient laissé entendre les autorités ukrainiennes.
"Nous avons fait une comparaison des images satellites prises aujourd'hui avec des images plus anciennes, de début juin. Il n'y a pas de différences évidentes entre les images des toits des unités 3 et 4. Mais les engins explosifs peuvent être assez petits pour ne pas être visibles sur de telles photographies", a ainsi déclaré Adam Parker, rédacteur en chef chez Sky News.
Les experts ne peuvent donc pas confirmer de manière indépendante les affirmations de Volodymyr Zelensky, qui avait déclaré que "des dispositifs ressemblant à des explosifs" se trouvaient au-dessus des réacteurs, ajoute la chaîne.

Tensions politiques autour de la centrale

Depuis plusieurs semaines, la centrale nucléaire de Zaporojié fait de nouveau l’objet de toutes les attentions. Kiev a accusé Moscou de vouloir procéder à une explosion localisée, en vue de provoquer une fuite radioactive. La Russie qui contrôle le site a rejeté ces accusations, dénonçant des "provocations" visant à discréditer les autorités russes.
Ce 4 juillet, un conseiller du groupe russe Rosenergoatom avait pour sa part affirmé que c’était bien Kiev qui s’apprêtait à attaquer la centrale, à l’aide de drones et d’un missile Tochka-U contenant des déchets radioactifs. Une telle attaque contre le site toucherait "le monde entier", a mis en garde Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.
La rupture du barrage de Kakhovka avait par ailleurs mis la centrale en délicatesse, début juin. Les niveaux d’eau avaient diminué dans le réservoir de refroidissement, provoquant l’inquiétude de l’Agence internationale de l’énergie.
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