Après les drones SpyX, le Maroc prévoit d’acheter des Merkava à Israël

Le Maroc prévoit d’acquérir des chars Merkava de fabrication israélienne dans le cadre de son programme d’amélioration de l’équipement militaire des forces armées royales.
Sputnik
La lune de miel perdure entre le Maroc et Israël depuis la normalisation de leurs relations diplomatiques et la signature de l’accord sécuritaire qui l’a suivie.
Après la toute récente annonce de l'achat de drones kamikazes israéliens SpyX, le Maroc a tourné les yeux vers les chars Merkava, également israéliens.
Tel-Aviv prévoit de vendre à Rabat des chars de ce modèle après les avoir mis hors service, rapporte El Español.

200 chars à répartir entre deux pays

Il s’agit en particulier d’un surplus de Merkava II et III que l’armée israélienne a stocké après l’incorporation du modèle Merkava IV.
L’État hébreu dispose de 200 véhicules à répartir entre le Maroc et Chypre bien qu’on ne sache pas pour le moment combien de véhicules sont affectés à chaque pays.
L’armée marocaine est actuellement équipée de chars russes et américains. Elle s’est également procuré des chars chinois depuis les années 2010.
Le Merkava est le principal char de combat de l’armée israélienne. Le premier modèle, le Merkava I, est produit depuis 1974 et sa version améliorée, le Merkava II, a vu le jour en 1979. Dix ans plus tard, le Merkava III lui succède.
La dernière version, le Merkava IV, a été livrée en 2004. Elle peut atteindre des cibles à une distance de 8 kilomètres.

Où finissent les chars marocains modernisés en Tchéquie

L’acquisition de chars israéliens pourrait mettre fin à la controverse des chars marocains T-72B en modernisation en République tchèque et transférés, sans autorisation de Rabat, dans la zone de conflit en Ukraine.
"Le Maroc avait signé un contrat avec la société tchèque Excalibur Army pour moderniser un lot de 130 chars T-72B acquis en 1999-2001. Après avoir effectué les travaux correspondants, 56 chars ont été restitués au Royaume. Les 74 blindés restants ont été expropriés par la partie tchèque pour un transfert ultérieur vers la zone de combat en Ukraine. Les Marocains ont été essentiellement mis devant le fait accompli", avait alors expliqué la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova.
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