Le Botswana restreint les exportations et les importations des céréales clés

Dans un effort d’assurer la sécurité alimentaire, le Botswana a imposé des restrictions sur le sorgho et le maïs, céréales clés pour le pays. Il s’agit tant des exportations que des importations.
Sputnik
Ni le sorgho ni le maïs ne peuvent être exportés ou importés dorénavant au Botswana "sans autorisation du ministère botswanais de l’Entreprenariat", ressort-il du communiqué publié le 12 mai par le ministère.
Les exportations de ces produits, qualifiés de clés pour le pays, ont cessé le 12 mai, tandis que les importations doivent s’arrêter ce 15 mai.
"Tout le maïs et le sorgho récoltés par les agriculteurs subventionnés ou soutenus par le gouvernement doivent être strictement vendus à l'Office de commercialisation agricole du Botswana (BAMB) pour stockage, revente, redistribution ou transformation ultérieure", a annoncé Joel Ramaphoi, secrétaire permanent du ministère.
Les activités des agriculteurs commerciaux soutenus par le gouvernement devraient "être réglementées", selon le communiqué.
La décision intervient dans le cadre d’une directive présidentielle, émise fin avril, qui avait émis des restrictions aux exportations et importations de sorgho et de maïs.

Sécurité alimentaire

Les agriculteurs commerciaux botswanais préfèrent exporter leurs céréales vers des marchés extérieurs où les prix sont plus avantageux, a récemment fait savoir Clément Sibanda, porte-parole du ministère de l'Entrepreneuriat, relate le média chinois Xinhua (Chine nouvelle). Cette situation a ainsi contribué aux pénuries de sorgho et de maïs dans le pays.
Selon les données de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2022 le pays a récolté 80.000 tonnes de sorgho et de maïs, soit moins que la récolte exceptionnelle de 2021, mais toujours supérieure de 22% à la moyenne des 5 dernières années. De plus, le pays importe du maïs et du blé.
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