La Turquie évoque les initiatives pour sauver l’accord céréalier

Les banques turques pourraient participer à des transactions dans le cadre de l’accord céréalier, a déclaré le chef de la diplomatie turque. La Russie avait fait savoir qu’elle pouvait suspendre sa participation le 18 mai à cause du blocage de ses produits par les banques et assurances occidentales.
Sputnik
Moins d’un mois avant l’expiration de l’accord céréalier, la Turquie n’exclut pas la participation de ses banques aux transactions pour assurer la livraison des produits agricoles russes.
Comme l’a raconté le chef de la diplomatie turque à la chaine TRT, le Président Erdogan a reçu une lettre avec une feuille de route de l'Onu. Elle implique la participation des banques turques qui participeront aux transactions financières.
"Mais nous devons obtenir les garanties qu'elles ne tomberont pas sous le coup des sanctions", a expliqué Mevlut Cavusoglu.
Il a ajouté que le sujet était en train d’être discuté avec Washington et Londres, dont les banques ne coopèrent pas à l’accord céréalier, selon le ministre.

Suspens autour de la reconduite

Fin mars, la Russie a fait savoir qu’elle pourrait suspendre sa participation à l’accord le 18 mai, s’il n’y avait pas d’avancées dans la réalisation d’un volet concernant le déblocage de ses exportations d’engrais et de denrées alimentaires. L’accord est dans une impasse à cause de l’attitude "peu sérieuse" de l’Occident, a avancé le 25 avril Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.
Dans un effort pour assurer sa prolongation, le secrétaire général de l’Onu a envoyé une lettre à Vladimir Poutine. Elle est actuellement à l’étude, a fait savoir le 26 avril le porte-parole du Président russe. Antonio Guterres avait quant à lui envoyé des messages à l’Ukraine et à la Turquie.
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