À la fin de l’hiver, la France est le pays qui manque le plus de gaz dans l’Union européenne, écrit Les Échos, se référant aux données officielles des stocks.
Le 18 mars 2023, ce niveau est descendu sous la barre des 30% contrairement aux autres pays membres de l’UE qui affichent des niveaux entre 50% et 60%, selon le Gas Infrastructure Europe (GIE). Certains disposent même de stocks pratiquement remplis. Dans les Vingt-Sept, le Portugal (95,51%), la Suède (95,23%) et l'Espagne (78,19%) occupent les premières placent du palmarès.
Ce alors que les prévisions se situaient autour des 50% pour la sortie de la période hivernale.
Le tout dernier pays du continent européen qui se trouve dans une position très délicate en matière de stocks d’or bleu est l’Ukraine, avec ses 15,46%. Entre-temps, ils n’ont jamais dépassé les 33% depuis le début du conflit militaire.
Possibles raisons
Cette chute serait conditionnée dans un premier temps par la suspension des terminaux méthaniers, devenus les grands acteurs d’importation de gaz, notamment de GNL américain. Un revirement qui est survenu après le refus de l’UE d’acheter les matières premières russes.
Ces terminaux sont bloqués par des mouvements de grève depuis plus d’une dizaine de jours, en raison des fortes protestations contre la réforme des retraites.
En plus, les opérateurs du gaz auraient apparemment décidé de revendre leur produit sans attendre que le prix rebaisse, estiment des spécialistes cités par Les Échos. Les entreprises gazières le nient en bloc, selon les médias.
D’ailleurs, malgré une forte différence au sein des membres de l’UE, la France n’a jamais eu de stocks bien remplis avant l’été.
"Ce sont des niveaux habituels. L’an dernier, à la même époque, nous étions à 20%", a estimé Sorengy, toujours cité par le quotidien français. En 2020, ils étaient remplis à 31,26%, à en croire les chiffres du GIE.