Avec sa politique actuelle, "l’Europe n’a pas d’avenir", selon un ex-ministre grec

En attisant l’hystérie antirusse, les élites européennes mentent à leurs peuples sur le conflit en Ukraine et ses conséquences, a déploré auprès de Sputnik, l’ex-ministre grec de l’Énergie Panagiotis Lafazanis. D’après lui, cette voie mène l’Europe à l’autodestruction.
Sputnik
Tout ce que les élites politiques européennes disent à propos du conflit en Ukraine et ses conséquences est "un grand mensonge", a déclaré à Sputnik l’ancien ministre grec de l’Énergie Panagiotis Lafazanis. L’homme a ainsi commenté les récents propos de Robert Habeck, ministre allemand de l’Économie, qui avait accusé Vladimir Poutine d’avoir "coupé les vannes" du gaz.
"Elles mentent tout le temps et cherchent à tromper les Grecs et d’autres peuples européens. En fait, avec sa politique, l’Europe a provoqué la guerre en Ukraine pour y participer avec ses mercenaires et son aide financière. Maintenant, ce qui arrive à l’Europe, c’est la désagrégation et l’autodestruction", a-t-il pronostiqué.
D’après lui, c’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale que l’Europe traverse une telle période d’appauvrissement.
"Malheureusement, tant que l’Europe continuera d’attiser l’hystérie antirusse de l’époque de la guerre froide, tant qu’elle continuera de participer à la guerre en Ukraine, elle avancera vite vers son autodestruction. L’Europe n’a pas d’avenir; ses habitants doivent se préparer à vivre beaucoup plus mal qu’aujourd’hui", a-t-il ajouté.

De fausses accusations

Plus tôt, l’ex-vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache avait exprimé un point de vue similaire auprès de Sputnik. Il avait accusé le gouvernement allemand de redouter de dire la vérité à sa population par crainte de perdre sa crédibilité.
Jugeant mensongers les propos de M.Habeck, M.Strache avait rappelé que la Russie était prête à poursuivre ses exportations de gaz à l’UE et à l’Allemagne, mais que c’étaient l’Ukraine et la Pologne qui avaient empêché ces livraisons. À cela s’ajoute la destruction du Nord Stream 1, sur laquelle la Russie n’a pas été autorisée à enquêter, et la mise hors service du Nord Stream 2 par les autorités allemandes.
M.Habeck avait fait sa déclaration controversée le 20 janvier, lors de l’inauguration du terminal flottant de gaz naturel liquéfié (GNL) à Brunsbüttel. C’est le troisième de cinq terminaux destinés à recevoir du GNL importé à prix élevés depuis les États-Unis et des pays du Golfe. La mise en place de ces terminaux fait suite à la décision européenne de renoncer progressivement au gaz russe bon marché. L’Allemagne en était dépendante à 40%.
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