"C’est la Russie qui a fait de moi un homme d’aujourd'hui": un joueur de foot camerounais se livre

Intrinsèquement lié à la Russie, où il a grandi en tant qu’homme et joueur de foot, le Camerounais Gaël Ondoua parle au micro de Sputnik de son "amour illimité" pour ce pays. En porter le drapeau sur ses chaussures est "une tradition", ce qui n’a "jamais" constitué nulle part un problème.
Sputnik
Les drapeaux du Cameroun et de la Russie sur ses chaussures, des années passées au sein de clubs de foot russes et nombre de futurs projets en tête: auprès de Sputnik, le footballeur camerounais Gaël Ondoua se livre sur ses liens avec ce pays où il a grandi et vécu en raison du travail de son père.
"Mon amour pour la Russie est illimité. Parce que c'est la Russie qui a fait de moi un homme d'aujourd'hui, c'est la Russie qui m'a donné une carrière, qui m'a donné une plus grande famille et des amis", explique-t-il.
Le jeune homme a pourtant choisi de jouer au sein de l’équipe nationale du Cameroun pour la Coupe du Monde 2022, d’où il revient avec des sentiments mitigés: son rêve d’enfant s’est réalisé, mais ils n’ont pas pu aller plus loin dans la compétition.

Drapeau russe sur les chaussures

Pour cet ancien joueur du club moscovite Locomotiv, il n’est donc guère étonnant de porter le drapeau russe sur ses chaussures, en signe de reconnaissance pour ce pays:
"C'est une tradition […] irrévocable. Même en équipe nationale, les gens sont au courant de ça. Ça n'a jamais été un problème. […] Ce n'est pas un sujet à discuter, ce sont les performances qui prônent ici. Et non tout ce qui se fait tout autour".
Parmi les personnes qu’il admire, Gaël Ondoua énumère "le roi Pelé", Lev Yachine, mais aussi Valeri Nepomniachi, entraîneur et footballeur soviétique qui, en 1990, a pu amener l'équipe nationale du Cameroun jusqu'aux quarts de finale.
"Je tiens à remercier Monsieur Valéry qui m'a envoyé un message de soutien avant que j'aille pour la Coupe du monde au Qatar. J'étais vraiment très flatté d'avoir un soutien de personnes pareilles qui sont considérées comme des personnes légendaires aussi du football camerounais", confie-t-il.
Estimant que les relations russo-camerounaises peuvent encore grandir, Gaël Ondoua chérit plusieurs rêves qui, après sa carrière footballistique, le relieront à la Russie, sa "deuxième maison". Parmi ceux-ci, il nomme la création d’une académie footballistique en Russie ou gagner de grand trophée au sein de l’équipe nationale de Russie.
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