Moscou réagit à l’engorgement de pétroliers au large de la Turquie

La concentration de pétroliers au large de la Turquie suscite les préoccupations de Moscou. Il est évoqué une piste politique pour résoudre ce problème. Une vingtaine de tankers ne peuvent pas passer, depuis qu’Ankara demande des garanties supplémentaires sur fond de l’embargo sur le pétrole russe.
Sputnik
La Russie se dit préoccupée par les pétroliers bloqués près des côtes turques, ce qui intervient après l’entrée en vigueur de l’interdiction du brut russe.
"Nous sommes au courant de cette situation. Bien sûr, elle est alarmante pour nous compte tenu des intérêts de nos opérateurs. Ce problème fait l’objet de discussions auprès des sociétés de transport et d’assurance. Car ce sont elles qui assurent et non pas l’État", a déclaré ce 7 décembre à Sputnik un ministre adjoint des Affaires étrangères.
"Si ce problème n’est pas résolu, le dossier sera apparemment porté au niveau politique", a ajouté Alexandre Grouchko.
Auparavant, Bloomberg a fait état d’une vingtaine de tankers avec environ 18 millions de barils à leur bord, attendant leur passage près du Bosphore. Selon ses estimations, parmi les pétroliers transportant l’or noir kazakh, seul un était chargé de brut russe destiné à l'Inde.
Le ministère kazakh de l’Énergie n’a pas confirmé cette information. Il a d’ailleurs déclaré que le délai actuel d’attente dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles s’élevait à six jours. Une période largement moindre par rapport au mois de décembre 2021, lorsque les navires devaient patienter dans cette zone pendant deux semaines, selon l’instance.

Des causes possibles

Depuis le 1er décembre, la Turquie insiste pour que les navires présentent une lettre de leur assureur, garantissant une couverture dans les eaux nationales. En parallèle, l'Union européenne, le G7 et l’Australie ont complètement banni le transfert du pétrole russe par voie maritime le 5 décembre.
En plus de cela, ces pays n’autorisent l'assurance de transport du brut russe que si le pétrole à bord a été acheté à 60 dollars le baril ou moins.
Discuter