Après sa mise à l’écart de BFM TV, Royal fustige un "autoritarisme bizarre" de la chaîne

Écartée par BFM TV, Ségolène Royal a accusé la chaîne de télévision de l’avoir "censurée pour avoir dit des vérités interdites". Le patron de BFM TV dément.
Sputnik
Une histoire qui n’en finit pas.
Ségolène Royal récolte les fruits de ses déclarations sur BFM TV lorsque début septembre elle avait émis des doutes sur les crimes de guerre en Ukraine.

Lien de confiance rompu

Dimanche 11 septembre, le directeur général de BFM TV Marc-Olivier Fogiel a fait savoir sur le plateau de la nouvelle émission de France 5 "C Médiatique" que l’ancienne ministre avait été écartée de la chaîne d'information.
"Nous avons demandé à Ségolène Royal de venir s’en expliquer, de s’en justifier et de s’excuser… Elle l’a fait sur une chaîne concurrente… Il se trouve qu’elle a planté le rendez-vous… Là, le lien de confiance avec Ségolène Royal était rompu", a-t-il commenté.

Censurée pour des vérités interdites

L’ancienne ministre y a vu un "autoritarisme bizarre" pour un média "censé respecter la liberté d’expression et d’opinion".

"Ainsi donc je suis censurée de BFM TV pour avoir dit des vérités interdites et, crime encore plus grave, avoir accepté une autre chaîne TV pour en parler", a-t-elle tweeté mardi en réponse aux propos de M.Fogiel et pour remercier tous ses soutiens.

La réponse de Marc-Olivier Fogiel a été presque immédiate sur le même réseau social.
"Vous n’êtes pas censurée. Nous continuerons à vous inviter. En revanche, nous cessons notre collaboration puisque vous ne tenez pas vos engagements. À bientôt sur notre plateau en tant qu’invitée."
Le 1er septembre, l’ex-ministre a provoqué des remous après avoir contesté la version présentée par Kiev sur la maternité bombardée à Marioupol, le fameux "massacre de Boutcha" et "le récit de viol d’enfants pendant sept heures sous les yeux des parents".
Elle a avancé que cette "propagande de guerre par la peur" de la part de M.Zelensky avait pour but d’entraver le processus de paix et de remobiliser ses troupes.
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