Trois pays africains demandent une réunion du CS de l'Onu sur la situation au Burkina

Trois pays africains ont demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée à la situation au Burkina Faso, suite à la prise de pouvoir survenue le 24 janvier.
Sputnik
Le Ghana, le Kenya et le Gabon, membres non permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, ont appelé à convoquer une réunion extraordinaire de l'instance le 8 février pour discuter de la situation au Burkina Faso.
La session devrait se tenir à huis clos, selon des sources diplomatiques.
Sa tenue doit encore être confirmée par la Russie, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de février.
Plus tôt dans la journée, les nouvelles autorités du Burkina Faso ont déclaré "prendre acte" de l'invitation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à décliner un calendrier devant aboutir au retour rapide à l'ordre constitutionnel.
Jeudi, la CEDEAO, réunie en sommet extraordinaire à Accra, avait décidé de ne pas imposer de nouvelles sanctions contre le Burkina Faso -suspendu de l'organisation au lendemain du coup d'État. Elle a pourtant demandé aux nouvelles autorités burkinabè de présenter un calendrier "raisonnable pour le retour à l'ordre constitutionnel".

Situation au Burkina Faso

Le 27 janvier, lors d'une déclaration publique, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba avait affirmé que son pays, en proie à des attaques extrémistes régulières depuis 2015, avait "plus que jamais besoin de ses partenaires" internationaux.
Le Burkina Faso est plongé depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées aux extrémistes affiliés à Al-Qaïda* et Daech*, lesquelles ont fait plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.
* Organisation terroriste interdite en Russie
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