Blanquer annonce que des points de vaccination seront disponibles directement au sein d'établissements scolaires

Jean-Michel Blanquer a détaillé les modalités de la rentrée scolaire, selon lesquelles la vaccination ne sera pas exigée pour les élèves et enseignants, alors que le pass sanitaire sera requis pour certaines sorties. En cas d’infection, les élèves cas contacts vaccinés ou immunisés pourront suivre les cours en présentiel.
Sputnik
Même si le taux d’incidence chez les mineurs s’est envolé avant la rentrée, Jean-Michel Blanquer se montre plutôt serein en raison de la disponibilité des vaccins contrairement à l’année précédente. Le protocole d’alerte numéro deux sera appliqué, lequel prévoit les cours en présentiel.
En optant pour cela, les autorités n’ont pas prêté attention à la vague de protestations montant sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Touchezpasauxenfants, indique le ministre de l’Éducation dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Ce slogan a également beaucoup résonné lors des manifestations anti-pass. D’après M.Blanquer, les décisions sont essentiellement fondées sur «des critères scientifiques objectivés, puisés auprès du conseil scientifique, de la Haute Autorité de santé et de la Société française de pédiatrie».

La vaccination n’est pas obligatoire

En deux mois, plus de la moitié des 12-17 ans ont déjà reçu au moins une dose sur la base du volontariat. Afin de renforcer la couverture vaccinale, des points d’immunisation seront déployés à proximité des collèges et lycées, a indiqué le ministre. Outre les élèves, le personnel y aura lui aussi accès.
«Soit des équipes mobiles viendront vacciner dans les établissements, soit nous organiserons le déplacement des élèves volontaires, en lien avec les services de santé, vers les centres de vaccination», a détaillé M.Blanquer.
Partant du principe de l’ouverture de l’école pour tous, les enseignants, les élèves et les parents ne seront pas obligés de présenter leur pass. Quand au statut vaccinal de l’enfant, il sera communiqué de bonne foi par ses parents pour respecter le secret médical.
Le ministre a d’ailleurs rappelé que la vaccination contre la rougeole n’était auparavant pas considérée «comme une information sensible», à la différence de celle contre le Covid-19.
«Personne ne peut présenter le vaccin comme un amoindrissement des libertés. Au contraire, il est l'ennemi du virus et nous permet donc de restaurer notre liberté», conclut-il.

Sorties scolaires

L’absence de vaccination ne fera pas l’objet de discrimination pour interdire à l’élève de sortir avec ses camarades. Chacun pourra se rendre dans les lieux qui proposent des activités scolaires «comme les bibliothèques et les piscines».
Cependant, les sorties dans les endroits culturels où le public est hétérogène seront conditionnées par la présentation d’un pass sanitaire (vaccin ou test négatif). Interrogé à propos de la fin de gratuité des tests, mesure risquant de créer des inégalités, le ministre a promis d’apporter prochainement des précisions.

En cas d’infection

Si l’élève âgé de plus de 12 ans, vacciné ou immunisé (ayant subi le Covid-19 au cours des deux derniers mois), est déterminé comme cas contact, il pourra continuer à suivre les cours dans son établissement. L’Assurance maladie pourra toutefois vérifier son statut vaccinal. S’il n’est pas vacciné, il devra s’isoler pendant sept jours et suivre les cours à distance.
Dans le primaire, toute la classe devra fermer en cas de contamination, et les enfants seront soumis à l’isolement pour sept jours car la vaccination n’est pas autorisée pour cette tranche d’âge.
Jean-Michel Blanquer n’a pas exprimé de craintes quant au risque d’une recrudescence de la circulation du virus. En se basant sur l’expérience de la reprise des cours en 2020, il a pointé la nécessité de maintenir les mesures de prévention telles que les gestes barrières, dont le port du masque dès l’école élémentaire et l’hygiène des locaux.
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