Washington reconnaît qu’il est impossible d’arrêter le projet Nord Stream 2

L’administration américaine se dit incapable d’arrêter le projet de gazoduc Nord Stream 2, à la réalisation duquel Washington s’oppose depuis longtemps, et que c’était déjà impossible au moment de l’arrivée au pouvoir du Président Biden.
Sputnik

Il est impossible de bloquer un projet étranger qui était déjà prêt à 95% il y a quelques mois, a déclaré ce jeudi 20 mai Jen Psaki, porte-parole du Président Biden, commentant les efforts déployés par les États-Unis contre le gazoduc russo-allemand Nord Stream 2.

«Lorsque le Président a pris son poste, le pipeline était prêt à 95%. Comment aurions-nous pu arrêter un projet dans un autre pays alors qu’il est prêt à 95%?», a indiqué Mme Psaki à un journaliste lui demandant si les États-Unis pouvaient bloquer les travaux de construction au moyen de sanctions.

Selon Mme Psaki, Washington a pris des mesures nécessaires pour exprimer son attitude négative à l’égard de ce projet.

«Nous avons adopté des sanctions contre quatre sociétés russes et quatre navires russes qui participent aux activités sanctionnées. Nous avons en outre adopté des sanctions contre neuf navires appartenant au gouvernement russe. Nous prenons définitivement des mesures importantes», a noté la porte-parole.

Les USA adoptent des sanctions et renoncent à d’autres

Les sanctions contre quatre entités et quatre navires russes engagés sur le projet Nord Stream 2 ont été adoptées conformément à un rapport présenté par le département d'État au Congrès le 19 mai.

Selon le secrétaire d’État américain Antony Blinken, Nord Stream 2 AG, l'exploitant du gazoduc, et son directeur exécutif Matthias Warnig, citoyen allemand, ne sont pas frappés par les sanctions, l'administration ayant décidé que ces restrictions étaient contraires aux intérêts nationaux des États-Unis.

Les États-Unis s’opposent ouvertement à la construction du gazoduc Nord Stream 2, qui doit relier la Russie à l’Europe sous la mer Baltique, et œuvrent pour paralyser les travaux depuis plusieurs années. De nombreux experts indiquent que les États-Unis souhaitent exporter davantage de leur gaz liquéfié, plus cher que le gaz russe, en Europe.

Les lois adoptées par Washington prévoient notamment l’adoption de sanctions unilatérales contre les sociétés partenaires de Nord Stream 2.

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