Mediapart visé par plusieurs syndicats après la publication d’un article sur l’attaque au couteau à Rambouillet

Une publication de Mediapart relatant l’attaque au couteau de Rambouillet où une fonctionnaire de police a péri a indigné plusieurs syndicats. Le site d’information n’a pas tardé à s’expliquer.
Sputnik

Le 23 avril, un Tunisien a tué à coups de couteau une fonctionnaire de police de 49 ans à l’entrée du commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines, avant d’être neutralisé par balles. Plusieurs syndicats de police se sont indignés en dénonçant sur leur compte Twitter le titre et l’introduction d’un article publié par Mediapart sur cette attaque.

Il s’agissait de la première version, laquelle a été partagée sur le réseau social via une capture d’écran, où il était écrit:

«Un homme abattu après avoir tué au couteau une fonctionnaire de police à Rambouillet» puis «Un homme a tué à coups de couteau une fonctionnaire de police au commissariat de Rambouillet (Yvelines), avant d’être interpellé et tué par balles par d’autres agents, a-t-on appris du parquet de Versailles et de source policière».

«Il n’a pas été interpellé puis tué»

«Non Mediapart, il n’a pas été interpellé puis tué par la police! Il a été neutralisé par balles», a noté le syndicat Synergie-Officiers.

Mediapart a réagi via l’intermédiaire de son community manager, lequel a expliqué sur Twitter le fonctionnement du fil de dépêches de l’AFP. Le média est abonné au fil d’actualités de l’agence, ce qui l’autorise à toutes les reproduire et dans certains cas à recevoir directement la dépêche (avec son titre) sur son site.

Ainsi, la version présente sur la capture d’écran est en fait la première dépêche de l’AFP, reprise par la plupart des médias abonnés.

La publication a ensuite été mise à jour et des changements ont été apportés dans la phrase:

«Un homme a tué à coups de couteau une fonctionnaire de police au commissariat de Rambouillet (Yvelines), avant d’être abattu par balles par d’autres agents».
«Ce thread ne s’adresse pas à celles et ceux qui veulent simplement se payer Mediapart, mais à celles et ceux qui, de bonne foi, se posent des questions sur le fonctionnement d’un site d’info», a conclu le community manager.
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