Les pompiers des Bouches-du-Rhône suspendent la vaccination de leur personnel avec AstraZeneca

Après un effet indésirable chez un soldat du feu, le chef des pompiers des Bouches-du-Rhône a suspendu lundi 15 mars l'inoculation du vaccin d'AstraZeneca à son personnel. Une décision déjà prise la semaine dernière par onze pays européens.
Sputnik

Le patron du Sdis 13, le colonel Grégory Allione, a suspendu l'inoculation du vaccin d'AstraZeneca à son personnel. Selon La Provence, cet officier, également président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a décidé de prendre cette mesure suite à l'apparition «d'effets indésirables sérieux 48h après une injection» du médicament à un soldat du feu des Bouches-du-Rhône.

Comme il l'a expliqué à La Provence, ce pompier du centre de secours d'Arles a eu «une sérieuse réaction d'arythmie cardiaque». C'est pour cette raison qu’il a pris cette décision en attendant que «des vérifications soient faites sur le dossier médical de ce pompier».

Selon Grégory Allione, une centaine de pompiers des Bouches du Rhône devaient être «piqués» à l'AstraZeneca cette semaine, mais leurs rendez-vous ont été annulés.

«Nous allons rechercher des solutions pour être approvisionnés avec d'autres vaccins pour poursuivre la campagne de vaccination de nos agents», a indiqué le colonel au quotidien régional, alors qu'une soixantaine de pompiers ont déjà été vaccinés avec le vaccin AstraZeneca.

Il n’y a pas lieu de suspendre la vaccination par AstraZeneca

Suspendu dans plusieurs pays européens par précaution après que des «effets secondaires possibles» ont été rapportés, le vaccin AstraZeneca reste autorisé en France. Lors d’un entretien sur la plateforme de streaming vidéo en direct Twitch avec le journaliste Samuel Étienne, le 14 mars, Jean Castex a appelé les Français à continuer à se faire vacciner.

Castex explique la non-suspension du vaccin d'AstraZeneca en France
«À ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner, je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps», a estimé le Premier ministre. «On n'a pas suspendu parce que nous ne disposons pas, au contraire, d'éléments qui nous conduisent en France à suspendre cette vaccination», a-t-il argumenté.

Le ministre français de la Santé a quant à lui souligné que le rapport bénéfice-risque était positif. Olivier Véran a déclaré le 11 mars que la vaccination avec AstraZeneca pouvait se poursuivre car seul un petit nombre de personnes en Europe avaient été victimes de ces possibles effets secondaires.

«D’après l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, qui suit les recommandations de l’Agence Européenne du Médicament, il n’y a pas lieu de suspendre la vaccination par AstraZeneca», a-t-il ainsi expliqué dans son point-presse.

Le Danemark, suivi par la Norvège, l'Islande, la Bulgarie, l'Irlande et les Pays-Bas, a suspendu cette semaine l'administration de doses de ce vaccin après des cas de thromboses et d'embolie pulmonaire signalés chez  des personnes vaccinées, dont certaines sont décédées. En Italie, la région du Piémont a décidé d'interrompre l'administration d'un lot de doses à titre de précaution suite à la mort d'un enseignant vacciné le 13 mars.

Discuter