Darmanin réagit à l’agression de policiers à Poissy

Gérald Darmanin a condamné l’agression de policiers par une trentaine d’individus à Poissy. Il a dénoncé l’usage de mortiers et fustigé le déni de ceux cherchant des excuses aux délinquants. D’autres personnalités politiques ont également réagi.
Sputnik

En déplacement à Chambéry dans le cadre du Beauvau de la sécurité, Gérald Darmanin est revenu sur l’agression de policiers à Poissy. Les forces de l’ordre avaient en effet été prises à parti par une trentaine d’individus le 13 février, essuyant des tirs de mortier. Des appels au meurtre avaient également été proférés, comme le démontre une vidéo mise en ligne par un syndicat de commissaires.

Le ministre de l’Intérieur a apporté son soutien à la police, devant la presse. Il a notamment assuré que la loi Sécurité globale permettrait d’accentuer la pénalisation de ces attaques au mortier. Fustigeant ceux qui essaient «de trouver des mots d’explications» à ces agressions, Gérald Darmanin a rappelé que les policiers étaient l’incarnation de l’ordre républicain.

«Agresser un policier, c'est agresser la République. Partout sur le territoire, la police et la gendarmerie sont là pour mettre fin à un certain nombre de troubles très graves, notamment le trafic de stupéfiants. Notre travail, c'est que les voyous ne gagnent pas», a ainsi déclaré le ministre.

Diverses réactions

Plusieurs autres personnalités politiques ont fait part de leur indignation sur Twitter après cette attaque. À commencer par le maire de Poissy, Karl Olive, qui a dénoncé à cette occasion la proposition d’arrêt des contrôles d’identité, avancée par le Défenseur des droits.

Un argument repris par la sénatrice des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer (LR), qui s’indigne que ces agressions soient devenues des «scènes de la vie ordinaire» en France.

Le député de l’Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, a pour sa part souligné que la peur devait «changer de camp», pour que les forces de l’ordre puissent «reprendre le contrôle dans ces quartiers».

Enfin sur CNews, Julien Odoul, membre du bureau national du RN, a affirmé que le manque de moyens des policiers n’étaient pas la seule raison de ses violences, pointant la faiblesse de la «réponse pénale» suite à ce type d’incidents.

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