La Commission européenne dénonce les nouvelles sanctions US contre le Nord Stream 2

Entendant protéger les entreprises européennes impliquées dans la réalisation du Nord Stream 2, la Commission européenne déclare préparer un communiqué destiné à renforcer la souveraineté économique et financière de l'Europe et donc sa résistance à l’impact négatif des sanctions américaines.
Sputnik

La Commission européenne s'oppose aux efforts des États-Unis pour renforcer les sanctions visant le gazoduc Nord Stream 2, a déclaré à Sputnik Peter Stano, porte-parole de l’instance.

«L'application extraterritoriale des sanctions va à l'encontre du droit international. La politique européenne est définie en Europe, et non dans les pays tiers», explique-t-il à Sputnik.

La Commission entend tout d’abord protéger les entreprises européennes impliquées dans la réalisation du projet Nord Stream 2, qui d’après le porte-parole, font du commerce «légitime».

Les propositions de la Commission vont être bientôt publiées dans un «communiqué spécial sur le renforcement de la souveraineté économique et financière de l'Europe», annonce Peter Stano, ajoutant qu’elles «augmenteront la résistance» de l'UE à l'impact négatif potentiel des sanctions extraterritoriales.

Le Nord Stream 2 dans le viseur des États-Unis

Long de 1.230 kilomètres, le Nord Stream 2 doit relier le littoral russe à l’Allemagne par le fond de la mer Baltique. Les États-Unis se dressent contre ce projet, considérant qu’il menace directement la promotion de leur gaz naturel liquéfié auprès de l’UE.

Ainsi, en juillet, Washington a approuvé lors de la validation du budget de la Défense 2021 un éventail de sanctions à l’encontre des assureurs et certificateurs du Nord Stream 2 ainsi qu’à celle des sociétés qui financent ou fournissent des équipements aux navires nécessaires à sa construction. Les nouvelles recommandations de la loi PEESA (Protecting Europe’s Energy Security Act) ont été publiées en octobre dernier.

Visé par les sanctions, le norvégien Det Norske Veritas-Germanischer Lloyd (DNV GL) a déjà suspendu sa participation au projet.

Pour le Kremlin, l'extension des sanctions américaines contre Nord Stream 2 est une manifestation de «concurrence déloyale».

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