«Expulsion des islamistes»: des affiches représentant le Christ ensanglanté dans les rues de Béziers – photo

Le maire de Béziers Robert Ménard a lancé une nouvelle campagne d’affichage choc évoquant les récentes attaques au couteau qui ont eu lieu en France, en particulier celle de Nice. Il appelle à l’«expulsion des islamistes» en montrant une image du Christ percé de nombreuses blessures.
Sputnik

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a fait trois morts à Nice, Robert Ménard a lancé une nouvelle campagne d’affichage choc à Béziers (Hérault). L’affiche montre le Christ sur la croix poignardé plusieurs fois accompagné de la question «attaques au couteau, va-t-on enfin réagir?». La réponse figure juste en dessous: «expulsion des islamistes».

L’image en a déjà choqué plus d’un sur Twitter, entre critiques sur l’utilisation du christianisme pour le mettre en opposition avec l’islamisme et les rappels au principe de laïcité. D’autres félicitent l’édile récemment réélu et estiment que l’affiche invite à réfléchir et à réagir.

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La semaine précédente, M.Ménard avait déjà fait parler de lui en affichant les caricatures de Charlie Hebdo dans sa ville, «en l’hommage de Samuel Paty». La rédaction a réagi en exprimant son souhait de se désolidariser de lui: «C’est dur d’être aimé par Robert Ménard et par l’extrême droite». Elle a rappelé que Charlie Hebdo avait «toujours combattu le Front national», lequel a soutenu sa candidature en 2014.

Habitué des polémiques

Le maire de Béziers se lance régulièrement dans des campagnes d’affichage visant à choquer, ce qui lui a valu d’être plusieurs fois sous le feu des critiques. En 2015, il avait annoncé que sa police municipale était armée en publiant une image de revolver indiquant: «Désormais, la police municipale a un nouvel ami». Un an plus tard, sa campagne appelant à un référendum sur les migrants avait suscité l’indignation.

En 2017, son affiche pro-TGV montrait une femme ligotée sur une voie ferrée titrant «avec le TGV, elle aurait moins souffert!», alors qu’une femme venait d’être écrasée par un train dans sa ville, attachée par son compagnon. Traîné en justice par des associations féministes qui dénonçaient une «promotion des violences faites aux femmes», il avait gagné son procès mais avait tout de même fait retirer les affiches.

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