Un dirigeant turc raille Macron en le traitant de «Napoléon en herbe»

Un responsable turc a critiqué l’action d’Emmanuel Macron, le comparant au général de Gaulle puis à Napoléon. Ces déclarations interviennent alors que la tension ne cesse de monter entre Paris et Ankara au sujet des déploiements militaires en Méditerranée orientale.
Sputnik

Le responsable des médias et de la communication au sein de la présidence turque, Fahrettin Altun, a reproché à Emmanuel Macron ses prises de position sur la Turquie, dans un message posté sur Twitter.

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 Il a notamment dénoncé les «attaques désespérées» du Président français contre son pays, après une montée des tensions en Méditerranée orientale.

Fahrettin Altun a par ailleurs pointé du doigt le positionnement français vis-à-vis de l’Otan, accusant en particulier Emmanuel Macron d’avoir armé des groupes en Libye, front stratégique pour l’Alliance atlantique.

«Quel Emmanuel Macron faut-il blâmer pour ses attaques désespérées contre la Turquie? Le Macron qui se faisait passer pour de Gaulle, qui a annoncé la mort cérébrale de l’Otan? Le Macron qui a armé les terroristes en Libye et blessé le flanc sud de l’Otan? Ou le Napoléon en herbe avec sa campagne méditerranéenne?», a ainsi écrit le responsable turc sur Twitter.

Montée des tensions en Méditerranée orientale

Ces déclarations du chef de la communication de la présidence turque font suite à une montée des tensions entre la France et la Turquie, en Méditerranée orientale. 

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Pour soutenir la Grèce, Paris a en effet renforcé ses effectifs dans la région, déployant notamment deux navires supplémentaires dans cette partie de la Méditerranée et plusieurs chasseurs Rafale en Crète.

En visite en Corse cette semaine, Emmanuel Macron a participé à un sommet réunissant les sept pays méditerranéens de l’Union européenne, au cours duquel les tensions gréco-turques ont été évoquées. Le Président français a notamment invité l’Europe à se montrer «ferme» face à la Turquie, qualifiant les menaces de Recep Tayyip Erdogan d’«inadmissibles» et l’appelant à «clarifier ses intentions» dans la région.

Les autorités turques ont réagi à ces propos, le ministère des Affaires étrangères dénonçant des «déclarations arrogantes» empreintes d’un «vieux réflexe colonialiste».

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