Le siège de l’Union nationale de la femme tunisienne ciblé par un incendie criminel - photos

Le siège social de l’Union nationale de la femme tunisienne à Tunis a été la cible «d’inconnus» qui ont tenté de l’incendier ce jeudi à l’aube en utilisant de l’essence, a déclaré sa présidente à Assabah News. Elle n’a pointé aucune piste, préférant attendre les résultats de l’enquête diligentée par le parquet près du tribunal de Tunis.
Sputnik

L’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) indique ce jeudi 10 septembre dans un communiqué publié sur sa page Facebook que son siège social a été ciblé par une tentative d’incendie volontaire. Lors d’une déclaration au site d’information arabophone Assabah News, la présidente de l’UNFT Radhia Jerbi a affirmé que son ONG n’a jamais reçu de menaces. L’UNFT a publié des photos montrant les dégâts occasionnés.

Mme Jerbi explique que «des inconnus ont versé de l’essence devant la porte principale du siège et tenté d’y mettre le feu». «De l’essence a coulé vers l’intérieur du bâtiment, mais heureusement le feu n’a pas pris», ajoute-t-elle.

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La présidente de l’UNFT affirme que son organisation «n’a jamais été menacée par quiconque auparavant», évitant de «de pointer une quelconque partie dans cette affaire».

De nombreuses pistes suggérées

Soulignant qu’elle préférait attendre les conclusions de l’enquête déclenchée par le parquet du tribunal de Tunis qu’elle a elle-même saisi, Radhia Jerbi pense que «cet acte criminel pourrait être l’œuvre de personnes isolées, de terroristes ou tout simplement un message adressé à toutes les femmes tunisiennes».

Selon le site d’information Kapitalis, l’UNFT, qui était une organisation proche de l’ancien régime depuis sa fondation en 1956, «passe par une crise interne depuis la révolution de 2011, notamment en raison de conflits entre parties revendiquant chacune une légitimité».
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