Affaire Augustin: deux témoins contredisent la version de la victime, le parquet écarte le lynchage

Deux témoins de l’agression du jeune adolescent de 17 ans à Lyon ont donné une version plus nuancée des faits que celle de la victime et de son entourage. Des doutes planent quant au déroulement des événements, le parquet a néanmoins déclaré qu’un seul coup de poing avait été porté.
Sputnik

Deux adolescentes présentes lors de l’agression d’Augustin à Lyon ont soutenu devant les enquêteurs une version des faits différente de celle de la victime, rapporte BFM TV. 

Débordements à Lyon entre supporters et policiers après la défaite de l’OL en Ligue des champions - vidéo
Le jeune homme de 17 ans avait assuré à LyonMag avoir été frappé alors qu’il tentait d’arrêter un groupe d’individus harcelant des jeunes filles. Il a perdu deux dents dans l’altercation et souffre d’une fracture de la mâchoire.

L’une des jeunes filles présentes a cependant affirmé à la police que le groupe de jeunes mis en cause les avait simplement draguées avec insistance, sans les agresser, rapporte BFM TV. Une version reprise par un autre témoin interrogé par les enquêteurs, qui a réfuté le terme de «lynchage».

«Des garçons sont venus nous accoster. En "forçant", mais sans être vulgaire. Il n’y a pas eu d’insultes ou de manque de respect […]. Nous on leur a dit:"non". […] C’est à ce moment-là qu’Augustin a voulu intervenir avec son copain. Il leur a dit:"J’ai l’impression que vous embêtez un peules jeunes filles. J’aimerais savoir si tout se passe bien […]". Après c’est monté», a expliqué ce témoin à BFM TV.

Un «coup de poing», selon le parquet

Alors qu’il a été prescrit 21 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) à la victime, le parquet a confirmé qu’un seul «coup de poing au niveau du visage» avait été porté, entraînant une opération de la mâchoire.

Un chauffeur de bus se fait gazer près de Lyon par deux usagers sans masque

Dans un message sur Facebook, le frère de la victime avait précédemment affirmé qu’Augustin avait été «fracassé» à cinq contre un.

L’enquête, confiée au commissariat du IIe arrondissement de Lyon, poursuit son cours afin de faire toute la lumière sur les événements. Les policiers ont passé un appel à témoin et les images des caméras de vidéosurveillance sont en cours d’analyse.

Discuter