Un général des Gardiens de la révolution explique pourquoi les USA ont assassiné Soleimani

Avec l’assassinat du général Qassem Soleimani, les États-Unis pensaient «mettre un coup d’arrêt aux activités de l’axe de la résistance et changer le cours des évènements au Moyen-Orient», a déclaré le général Yadollah Javani à Fars Arabic.
Sputnik

Dans une déclaration à l’agence Fars Arabic, le conseiller politique du commandant des Gardiens de la révolution islamique iranienne, le général de brigade Yadollah Javani, explique les raisons stratégiques qui ont poussé les États-Unis à assassiner le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Quds, unité d’élite des Gardiens de la révolution islamique.

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«Les Américains ont constaté que la principale raison de leurs défaites au cours des deux dernières décennies dans la région était la République islamique d'Iran, en particulier les Gardiens de la révolution», explique le général Javani.

Selon lui, la Force Al-Quds «était le noyau dur de la résistance contre les plans des États-Unis dans la région». Ainsi, «la liquidation du général Qassem Soleimani, pivot et moteur des activités militaires de la Force Al-Quds, donnait le sentiment à l’administration américaine qu’elle pouvait mettre un coup d’arrêt aux activités de l’axe de la résistance et changer le cours des évènements au Moyen-Orient», estime-t-il.

Affaiblir «l’axe de la résistance»

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D’un point de vue stratégique, les États-Unis ont estimé que l’affaiblissement «de l’axe de la résistance» au Moyen-Orient «renforcera la position de l’entité sioniste et des régimes réactionnaires liés aux puissances étrangères, concurrentes des Américains dans la région», conclut le haut gradé.

Le général Qassem Soleimani a été tué début janvier à Bagdad lors d’une opération exécutée par des drones américains. L’Iran a répliqué en tirant plusieurs missiles sur deux bases américaines en Irak. Les États-Unis qui avaient dans un premier temps annoncé que ces tirs n’avaient fait «aucun blessé» ont finalement admis qu’il y en avait eu, révisant plusieurs fois leur bilan à la hausse.

Suite à l’assassinat du général Qassem Soleimani, Téhéran a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de Donald Trump.

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