Les scorpions s’attaquent aux enfants au Maroc, deux fillettes tuées

Deux fillettes de cinq et 10 ans sont mortes des suites de piqûres de scorpion au Maroc, indique Article 19. Chaque année, 30.000 personnes y sont victimes d’attaques de scorpion.
Sputnik

Piquées par des scorpions, deux fillettes de cinq et 10 ans sont décédées au Maroc suite à la complication de leur état de santé, rapporte le site d’information Article 19.

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Le média précise que la plus jeune des deux victimes était originaire de la région de Ben Ahmed, près de la ville de Settat, dans le nord-ouest du pays. La seconde habitait Tata, dans la partie méridionale du Souss-Massa, dans le sud-est du royaume chérifien.

Citant des sources médicales locales, Article 19 relate que la fillette de cinq ans est morte lundi 10 août au sein de l’unité de soins intensifs «de l’hôpital régional Hassan II de Settat où elle avait été transportée par sa famille pour y recevoir les soins nécessaires».

L’autre fillette, 10 ans, piquée par un scorpion à Tata, a été transportée au centre hospitalier local, mais «faute d’un service de réanimation, elle a été redirigée vers le l’hôpital Hassan II d’Agadir qui se trouve à 300 kilomètres et où elle est morte», raconte le journal.

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Classée première région en 2018 quant au nombre de cas de piqûres de scorpion, Marrakech-Safi a enregistré 8.662 victimes, informe le site arabophone Al Akhbar.

«Nous ne disposons plus de sérum»

En juillet 2019, le ministre marocain de la Santé, Anass Doukkali a annoncé au Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) qu’«au Maroc, environ 30.000 cas de piqûres et d'envenimations scorpioniques et 350 victimes de morsures de serpents sont recensés chaque année dans le royaume par le CAPM».

Selon lui, «la stratégie nationale de lutte contre les envenimations a permis de réduire nettement la létalité lié à ce problème de 2,37% à 0,18% entre 1999 et 2018, ainsi que la létalité par morsures de serpents de 8,9% à 1,7% entre 2011 et 2018».

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Par ailleurs, le ministre a précisé que «nous ne disposons plus de sérum contre les piqûres de scorpion depuis 2000, car il s’est avéré inefficace. Nous ne comptons que sur les médicaments pour faire face aux symptômes».

Chaque année, près de 170 personnes meurent de différentes intoxications, dont 50 de piqûres de scorpion et huit de serpent, a informé le CAPM qui souligne que «ces attaques surviennent dans 70% des cas au domicile des victimes».

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