Des infirmiers licenciés en pleine épidémie après avoir demandé des masques à leur direction à Toulouse

Deux infirmiers d’un Ehpad toulousain ont été licenciés pour une raison indéterminée suite à leurs demandes récurrentes d’accéder au stock de masques, en pleine pandémie. Ils réclamaient des moyens de protection auprès de leur direction, alors que cinq personnes présentaient un symptôme du coronavirus. L’étude de leur dossier est en cours.
Sputnik

Contraints de s’occuper sans masques de personnes soupçonnées d’être malades du coronavirus, deux infirmiers d’un Ehpad à Toulouse ont été licenciés pour une raison non établie. Leurs avocats affirment que les employés avaient demandé à plusieurs reprises à leur hiérarchie de leur fournir des moyens de protection, indique La Dépêche du Midi.

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Les faits remontent à fin mars, au plus fort de la crise sanitaire. Après que cinq cas de diarrhée, l’un des symptômes du Covid-19, avaient été recensés au sein de l’établissement de La Cépière, les deux infirmiers avaient réclamé un accès au stock intérieur de masques qui comptait 600 unités, précisent-ils.

La femme de 53 ans et l’homme de 34 ans se sont vus refuser leur demande par la directrice de l’Ehpad. Une semaine après l’incident, ils ont été priés de quitter leur poste. En mai, ils ont été officiellement licenciés par écrit.

Plusieurs chefs d’accusation

Expliquant sa décision, la direction de l’Ehpad évoque des faits graves et un comportement agressif de ces effectifs. Ceux-ci sont également accusés d’avoir colporté des ragots ayant suscité des peurs parmi l’équipe de l’établissement, indique le quotidien.

L’étude de la cause du licenciement est en cours. Les avocats des intéressés travaillent sur d’éventuelles démarches visant à démontrer «la nullité du licenciement». Si celle-ci est prouvée, il sera possible de recourir aux Prud’hommes et de réclamer des dommages et intérêts.

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