Une flambée de coronavirus très proche du SRAS-CoV-2 enregistrée en Chine en 2012?

Une souche génétiquement proche à plus de 96% du coronavirus actuel SRAS-CoV-2 a été découverte en 2012 en Chine et plusieurs personnes sont décédées pendant une flambée de contaminations, relate le Sunday Times.
Sputnik

Une épidémie du coronavirus génétiquement proche du SRAS-CoV-2, agent pathogène du Covid-19, a eu lieu dans le sud-ouest de la Chine mi-2012, tuant plusieurs personnes, a annoncé le journal britannique The Sunday Times.

L’OMS enquêtera sur l’apparition du coronavirus en Chine
Selon celui-ci, qui se réfère à deux médecins chinois, six patients atteints de pneumonie sévère ont été admis en une semaine à l'hôpital de Kunming, dans la province du Yunnan, en août 2012. Ils présentaient des symptômes ressemblant à ceux causés par le SARS-CoV-1, l’agent pathogène de la pneumonie atypique dont l'épidémie avait sévi dans 26 pays en 2002-2003.

Toutes les personnes contaminées travaillaient dans une mine de cuivre abandonnée, la nettoyant des excréments de chauves-souris. Les tests n'ont pas confirmé que ces personnes avaient le SRAS, mais ont plus tard révélé la présence d’anticorps contre un autre coronavirus, lui ressemblant, dans le sang de quatre des six patients, les deux autres étant déjà morts. La cause des décès n’a jamais été établie, mais les médecins soupçonnaient que c’était ce nouveau coronavirus, selon le Sunday Times.

Le virus de 2012 plus proche du SRAS-Cov-2 que du SRAS

Les scientifiques ont prélevé des échantillons d'excréments de 276 chauves-souris dans la mine abandonnée, découvrant plusieurs coronavirus différents, dont la seule nouvelle souche similaire au SRAS.

Des scientifiques chinois auraient percé le mystère de l’origine du coronavirus de Wuhan
Les auteurs de l'enquête du Sunday Times affirment que les échantillons de ce virus ont été conservés à l'Institut de virologie de Wuhan pendant plus de six ans. Initialement étudié sous le nom de RaBtCov/4991, le virus a par la suite été renommé RaTG13. L’interlocuteur du Sunday Times a expliqué le changement du nom de coronavirus par des modifications survenues dans la nomenclature scientifique internationale.

Le 3 février, un article décrivant le virus SARS-CoV-2 (connu à l’époque sous le nom de 2019-nCoV), et indiquant également que les chauves-souris pouvaient être ses vecteurs d'origine, a été publié dans la revue Nature.

D’après les auteurs de l’article, le coronavirus SRAS-CoV-2 est génétiquement similaire à 96,2% au virus RaTG13, «trouvé auparavant dans la population de chauves-souris Rhinolophus affinis dans le Yunnan», et à 79,6% au SRAS-CoV-1.

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