Après les tensions à Dijon, plusieurs interpellations au sein de la communauté tchétchène

Cinq individus soupçonnés d’avoir participé aux expéditions punitives menées au cours du week-end dernier à Dijon ont été interpellés jeudi, relate l'AFP ajoutant que leur rôle exact dans ce dossier reste à préciser.
Sputnik

Cinq membres de la communauté tchétchène ont été interpellés tôt jeudi matin à Dijon et ailleurs en France à la suite des violences survenues récemment dans la capitale bourguignonne, a appris l'AFP de sources concordantes.

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«Six objectifs» avaient été ciblés à travers la France, tous en régions et dans la communauté tchétchène, selon une source proche de l’enquête qui précise que cinq personnes ont été interpellées.

Ces arrestations, menées par le RAID et la BRI, ont notamment été réalisées à Dijon et Besançon.

La même source indique qu’il s’agit d’individus soupçonnés d’avoir participé aux expéditions punitives menées au cours du week-end dernier à Dijon, mais leur rôle exact dans ce dossier reste à préciser.

Ni le parquet ni la préfecture n’étaient en mesure de confirmer ces informations dans l’immédiat.

Une enquête pour tentative de meurtre ouverte

Ces arrestations suivent l’ouverture d’une enquête pour tentative de meurtre en bande organisée, violences volontaires, dégradations aggravées et incitation à la violence, suite aux quatre nuits de violences, de vendredi à lundi soir à Dijon, survenues autour d’une série d’expéditions punitives de Tchétchènes voulant venger l’agression de l’un des leurs.

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L’enquête a été confiée à la sûreté départementale et la police judiciaire de Dijon.

Par ailleurs, quatre personnes qui avaient participé aux troubles dans le quartier sensible des Grésilles, en réaction aux opérations des Tchétchènes, ont été interpellées lundi soir.

Mercredi, trois d’entre-elles ont été remises en liberté, selon le parquet. La quatrième, un homme de 32 ans sans antécédents judiciaires, a écopé de 90 jours-amendes à 5 euros et d’une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans.

Le procureur de la République Eric Mathais avait indiqué mercredi que les investigations se poursuivaient «pour parvenir à identifier les participants» aux violences urbaines qui ont secoué les Grésilles mais aussi Chenôve par la suite, dans la banlieue sud-ouest de Dijon.

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