«Il y a une volonté chez les féministes de réécrire l’histoire», affirme Zemmour – vidéo

Éric Zemmour a réagi dans Face à l’info aux propos de Marlène Schiappa sur le «sexisme bienveillant». Le polémiste a ensuite poursuivi sa critique du féminisme, déplorant que ce mouvement cherche à dominer la société et même à réécrire l’histoire.
Sputnik

Lundi 20 avril, dans l’émission Face à l’info, Éric Zemmour a commenté un tweet de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Celle-ci dénonçait le «sexisme bienveillant» après avoir observé certains commentaires selon lesquels les pays dirigés par des femmes s’en sortent mieux dans la crise du Covid-19.

Pour Zemmour, ce message illustre un conflit entre les deux camps du féminisme: les universalistes qui pensent que «les femmes sont des hommes comme les autres» et les différentialistes qui estiment que «les femmes ont des qualités spécifiques, en général supérieures aux hommes». Selon lui, ces deux groupes s’unissent dans la détestation de l’homme.

Il est revenu sur la mise en valeur des métiers «spécifiquement féminins», comme les infirmières, et s’est indigné que les métiers à plus forte présence masculine, comme les chauffeurs, livreurs, et gendarmes, n’aient pas davantage été soulignés par le gouvernement. «C’est toujours la même méthode des féministes», a-t-il lancé. «D’un côté on critique les discriminations contre les femmes puis après on fait des discriminations au détriment des hommes».

«Une volonté des féministes de réécrire l’histoire»

L’éditorialiste a ensuite souligné la «volonté des féministes de réécrire l’histoire», prenant l’exemple d’Olympe de Gouges, considérée comme l’une des premières féministes à l’époque de la Révolution. Un personnage peu cité dans les livres d’histoire auparavant. «Aujourd’hui, elle a deux pages, elle a plus que Robespierre», a-t-il déploré.

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Selon lui, cette tendance trouve son origine dans les années 1960, dans les campus américains, où il fallait «se débarrasser de tous les hommes blancs morts», à savoir Descartes, Pascal, Kant, et d’autres grands philosophes, historiens et scientifiques. Pour Éric Zemmour, il n’est pas question d’une supériorité par rapport aux femmes, mais «les femmes n’étaient tout simplement pas connues à l’époque».

Zemmour contre le féminisme

C’est loin d’être la première fois que l’essayiste s’attaque à ce mouvement sociétal. En février, dans une chronique publiée dans Le Figaro, il s’en était déjà pris aux féministes qui avaient «brillé par leur silence» sur l‘affaire Mila. Il y dénonçait également une haine envers le «mâle blanc occidental de culture chrétienne», qui ne s’appliquait pas au «patriarcat arabo-musulman».

Il s’en est plaint à nouveau un mois plus tard, à propos de la 45e cérémonie des César, après laquelle de nombreuses personnes s’étaient indignées de la remise du prix du meilleur réalisateur à Roman Polanski. Selon Zemmour, les féministes auraient pu aussi condamner le César du meilleur film au réalisateur des Misérables, Ladj Ly, condamné pour enlèvement et séquestration.

«Polanski est un homme blanc de plus de 50 ans, alors que l’autre est noir et vient du Mali. Les féministes raisonnent comme ça», a-t-il lancé, dénonçant un «deux poids, deux mesures».

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