Rabat s’exprime sur le sort des plus de 18.000 Marocains bloqués à l’étranger en raison du Covid-19

Le ministère marocain des Affaires étrangères a fait savoir que les 18.173 ressortissants bloqués à l’étranger, notamment en Europe, en raison de la pandémie seront bientôt rapatriés et dans les meilleures conditions sanitaires possibles, pour eux et pour leurs concitoyens au royaume chérifien.
Sputnik

Interpellé sur la situation des milliers de Marocains encore bloqués à l’étranger en raison du Covid-19, le directeur des Affaires consulaires et sociales au ministère des Affaires étrangères, Mohamed Basri, s’est voulu rassurant dans une déclaration à la chaîne 2M quant à leur rapatriement prochain. L’opération nécessite un peu de temps et de patience, car «il faut réunir toutes les conditions, avant, pendant et après l’opération de rapatriement», insiste-t-il.

Concernant l’urgence de rapatrier ces ressortissants, le responsable a reconnu qu’«il s’agit certes d’une question importante, mais ce retour ne doit pas être fait à la hâte». «Il doit être bien préparé, et il doit être réussi», a-t-il ajouté, assurant qu’«aucun Marocain n’est abandonné quelles que soient les conditions et quelle que soit la conjoncture».

«L’objectif, c’est de réussir le rapatriement»

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M.Basri a assuré que tous les efforts nécessaires étaient déployés pour rapatrier ces Marocains dans les plus brefs délais. Il estime que l’objectif de l’opération est d’assurer «la sécurité sanitaire, aussi bien de nos concitoyens au Maroc que celle des concitoyens bloqués à l’étranger et qui pourront rentrer chez eux». «C’est ça le défi à relever. Et il nécessite une mobilisation, des actes de solidarité, de la compréhension et que toutes les conditions soient réunies», a-t-il soutenu.

Enfin, Mohamed Basri a fait savoir qu’«aujourd’hui, il y a 18.173 citoyens marocains bloqués à l’étranger, sur tous les continents, avec une concentration dans les pays d’Europe». «Une partie de ces concitoyens qui sont dans le besoin, et qui ont exprimé le souhait d’être rapatriés, sont pris en charge par les missions diplomatiques et consulaires. Ils bénéficient d’un accompagnement, d’un suivi et d’un contact régulier», a-t-il conclu.

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