«Ingérence dans les affaires intérieures»: la Crimée s'insurge contre les critiques françaises

Un parlementaire en Crimée a conseillé à la France de «renoncer à la rhétorique antirusse qui lui est imposée de l’extérieur». Il a ainsi réagi à la critique émise par l’ambassade de France en Ukraine à l’égard d’un décret du Président russe en matière foncière.
Sputnik

Le vice-président du parlement de Crimée Vladimir Bobkov considère les critiques émises par l’ambassade de France en Ukraine à l’égard de la Russie comme une ingérence dans les affaires intérieures du pays.

Sur son compte Twitter, la mission diplomatique française en Ukraine a condamné l’interdiction faite aux étrangers de posséder des terrains en Crimée.

​Dans un autre tweet, l’ambassade a déclaré que la France restait «fermement attachée au plein rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues».

Ce «n’est pas dans l’intérêt de la France»

«Je déconseillerais sincèrement à la France de faire d’autres démarches du même type et des déclarations non constructives concernant la politique intérieure de la Fédération de Russie, entre autres concernant le foncier. Ça n’entraînera aucun changement de la politique russe sur le plan intérieur. Il n’est pas dans l’intérêt de la France, dans le contexte actuel difficile, de provoquer des tensions dans ses relations avec la Fédération de Russie», a indiqué M.Bobkov à Sputnik.

Selon lui, la Russie ne s’immisce jamais dans les affaires intérieures de la France en portant un jugement sur ses décisions foncières.

Le décret présidentiel critiqué par l’ambassade vise à mettre en ordre le domaine foncier de la péninsule, a-t-il expliqué.

Et de poursuivre: «Il est temps pour la France de renoncer aux sanctions et à la rhétorique antirusse qui lui est imposée de l’extérieur. Il est nécessaire de consacrer plus de temps à sauvegarder, dans cette situation difficile, la stabilité économique, sociale et autre, plutôt que de perdre son temps à des bagatelles qui n’ont à coup sûr aucune perspective».

Une décision interne

La Russie aurait trouvé le moyen d’empêcher l’Otan d’espionner au large de la Crimée 
Le décret en question du Président russe, récemment publié, élargit la liste des territoires frontaliers où les citoyens étrangers, les personnes privées de nationalité et les personnes morales étrangères ne peuvent posséder de parcelles de terrain. La liste comprend désormais 11 régions et huit villes supplémentaires de la République de Crimée, dont Sébastopol.

La Crimée, attachée à l’Ukraine dans le cadre de l’URSS par Nikita Khrouchtchev en 1954, a été rattachée à la Russie à l'issue du référendum organisé dans la république en mars 2014, suite au coup d’État perpétré en Ukraine en février de la même année. Kiev continue de considérer la Crimée comme un territoire ukrainien.

Discuter