Les principales épidémies du XXIe siècle: l’époque d’avant le coronavirus COVID-19

Le coronavirus COVID-19 continue de faire des ravages, avec plus de 80.000 personnes infectées et plus de 2.700 morts. Il est toutefois loin d’être la première infection à avoir inquiété l’Organisation mondiale de la santé depuis le début du XXIe siècle. Voici le top 6 des épidémies récentes.
Sputnik

Le nombre de personnes ayant attrapé le coronavirus COVID-19 dans 33 pays a dépassé 80.000 personnes dont 17 en France et plus de 2.700 personnes sont décédées, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités chinoises. Alors que les gouvernements mettent des hôtels, bateaux et villes entières en quarantaine, Sputnik rappelle les pires épidémies du XXIe siècle dont certaines sont toujours en cours.

SRAS, «la première maladie grave du XXIe siècle»

En 2002, une épidémie du nouveau virus SRAS-CoV, appartenant à la famille des coronavirus, a été enregistrée dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine.

L’épidémie s'est propagée à d'autres régions de la Chine, au Vietnam, à la Nouvelle-Zélande, à l'Indonésie, à la Thaïlande et aux Philippines, plusieurs cas ont été enregistrés en Amérique du Nord et en Europe. Selon l'OMS, au cours de l'épidémie de 2002-2003, le nombre total de cas dans 37 pays a atteint 8.437 personnes, 813 personnes sont décédées.

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Au départ nommée pneumopathie atypique, la maladie a plus tard été baptisée Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Selon l’Institut Pasteur, c’est «la première maladie grave et transmissible à émerger en ce XXIe siècle».

L’OMS considère que le taux de létalité global est de 15% et peut dépasser 50% chez les personnes de plus de 65 ans.

Le SRAS est caractérisé par une fièvre élevée, associée à des symptômes respiratoires, maux de tête, douleurs musculaires, diarrhées et un malaise général.

En septembre 2019, un vaccin efficace contre cette maladie n'avait toujours pas été créé, note l’Institut Pasteur. Des travaux dans ce domaine sont en cours aux États-Unis, au Canada, en Chine et en Russie, selon les médias.

Nouvelle épidémie de rougeole, «la pire au monde»

En novembre 2019, l’OMS a considéré l’épidémie actuelle de rougeole comme «la pire au monde».

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Plus de 410.000 cas ont été enregistrés en 2018 dans 187 pays et plus de 140.000 personnes sont mortes de la rougeole, selon l’OMS. En 2019, quatre pays européens -l’Albanie, la Grèce, le Royaume-Uni et la Tchéquie- ont perdu leur statut de pays ayant éliminé la rougeole à la suite d’épidémies prolongées, alors que les États-Unis ont notifié le plus grand nombre de cas enregistrés depuis 25 ans.

La vaccination permet d’éviter la rougeole et ses complications graves, comme la cécité ou un œdème cérébral. Mais «les taux de vaccination dans le monde stagnent depuis près d’une décennie», a indiqué en décembre l’OMS.

Fièvre Ebola, «urgence» sanitaire à l’échelle mondiale

La plus grande flambée de la maladie à virus Ebola, une maladie grave et souvent mortelle, a été enregistrée entre 2014 et 2016 en Afrique occidentale. Elle avait comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Liberia. 11.315 personnes sont mortes du virus, soit environ 50% de tous les patients.

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En juillet 2019, l’OMS a annoncé que l’épidémie de fièvre Ebola enregistrée dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) était une «urgence» sanitaire à l’échelle mondiale.

Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages, notamment des chauves-souris, et se propage ensuite par transmission interhumaine, note l’OMS.

Les premières symptômes -fièvre, douleurs musculaires, céphalées, maux de gorge- sont suivis de vomissements, diarrhée, symptômes d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

Plusieurs médicaments et un vaccin ont récemment été créés pour lutter contre la fièvre Ebola. L’OMS a notamment annoncé avoir testé deux médicaments au Congo en 2019.

Virus dengue

Découvert dans les années 1950, le virus dengue, aussi appelé «grippe tropicale», s’est surtout propagé en 2016. De 2008 à 2015, le nombre de personnes atteintes avait augmenté de 1,2 à 3,2 millions, d’après les informations de l’OMS.

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Initialement présente dans les zones tropicales et subtropicales, la dengue a aussi touché l’Europe, y compris la France. Les deux premiers cas autochtones ont été recensés à Nice en 2010, selon l’Institut Pasteur. En 2012, une flambée sur l’archipel portugais de Madère a provoqué plus de 2.000 cas et des cas importés ont été détectés dans 10 autres pays européens.

La maladie due à un arbovirus (virus transmis par les insectes, notamment des moustiques) ressemble à la grippe, mais peut aussi provoquer des saignements graves.

Chaque année, il y aurait environ 390 millions d'infections dans le monde, et 20.000 décès dont une très forte proportion d'enfants, d’après un ouvrage.

Il n'y a toujours pas de remède contre la dengue.

Virus Zika

Seuls 15 cas du virus Zika ont été enregistrés dans le monde depuis la découverte de cette maladie en 1947 et jusqu’en 2015. Mais depuis cette date, il y a eu une flambée de ce virus dans les régions d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale.

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Les symptômes du virus (éruptions cutanées, conjonctivite, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête) sont plutôt légers et durent jusqu’à sept jours. Mais la personne infectée risque aussi de souffrir de myélite et de troubles neurologiques.

Au pic de l'épidémie en 2015 au Brésil, plus de 3.000 enfants de mères infectées par le Zika sont nés avec un cerveau endommagé et un crâne extrêmement petit. Certains enfants avaient des déficiences visuelles et auditives.

Il n’existe actuellement pas de vaccin, ni de traitement spécifique, les seuls traitements disponibles sont symptomatiques, selon l’Institut Pasteur.

Grippe A (H1N1) ou «grippe porcine»

Au printemps 2009, une pandémie de grippe A (H1N1) a débuté aux États-Unis et au Mexique, avant de se propager en Europe occidentale et en Russie. C’était la seconde des deux pandémies historiques causées par le sous-type H1N1 du virus de la grippe A (la première étant la grippe espagnole de 1918). Selon l'OMS, de 2009 à 2010, entre 100.000 et 400.000 personnes sont mortes du virus.

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Le virus de 2009 a d’abord été surnommé la «grippe porcine» parce qu’il avait émergé à partir d'une souche zoonotique présente chez les porcs. Les scientifiques ont plus tard découvert que le virus H1N1 combinait les gènes viraux de la grippe humaine, aviaire et porcine.

Aujourd'hui, cette souche de grippe circule chaque année en Europe en tant que virus de la grippe saisonnière contre laquelle on peut se protéger par vaccination.

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