Un policier donne un violent coup de pied à une manifestante à La Roche-sur-Yon – vidéo

Une vidéo filmée le 23 janvier lors de la manifestation aux flambeaux contre la réforme des retraites à La Roche-sur-Yon montre une femme qui tombe à la renverse après qu'un policier lui a envoyé un violent coup de pied au ventre.
Sputnik

C’est pendant la marche aux flambeaux contre la réforme des retraites organisée dans le centre-ville de La Roche-sur-Yon, en Vendée, qu’une manifestante a été violemment projetée au sol par un coup de pied au ventre assené par un policier. La vidéo de la scène a été largement relayée sur les réseaux sociaux.

Un manifestant, témoin de la scène, a raconté, cité par Actu, le déroulement des faits.

«C’est parti d’un contrôle d’identité. La police est arrivée sur un manifestant avec force. Nous avons demandé ce qu’il se passait. On nous a dit que c’était un contrôle d’identité. Puis la dame s’est approchée du policier et elle a pris un coup de pied.»

Plusieurs manifestants ont laissé éclater leur colère et il y a eu «quelques altercations verbales», a-t-il précisé.

La vidéo a été notamment relayée par la conseillère municipale Audrey Harel, qui a qualifié l’incident de «violence policière gratuite».

Toutefois, les représentants de la police livrent une autre version des faits.

Un autre point de vue

Laurent Dufour, directeur départemental de la sécurité publique de la Vendée, a relativisé les faits.

«C’est effectivement du pied qu’est repoussée la manifestante, car ce policier a les deux mains occupées par le LBD [le lanceur de balles de défense, ndlr]», a-t-il indiqué cité par Ouest-France.

La femme était, selon lui, «fortement alcoolisée» et «n’avait pas à venir dans l’endroit où elle était, surtout à proximité d’un LBD». Il a rappelé «qu’un secteur de sécurité était en place pendant le contrôle d’identité» et que la manifestante s’était déjà vu interdire «plusieurs fois verbalement de s’approcher».

Le syndicat de police Alliance a également affirmé que le policier n’avait fait que respecter la procédure.

«La dame intervient dans le cadre d’un contrôle d’identité. Le policier a les mains prises par son arme de défense (LBD), elles sont posées sur son torse […]. Il ne faisait que sécuriser le cercle du contrôle d’identité. Sa réaction est proportionnée à l’attitude provocatrice de la personne», a-t-il précisé cité par Actu.
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