La porte-parole de LREM affirme n’avoir toujours pas vu de violences policières

Alors que, selon un dernier décompte indépendant, le nombre d’éborgnés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes a atteint 25, la porte-parole de LREM et députée de Paris Laëtitia Avia se dit prête à condamner une violence policière à la seule condition que cette dernière ait été constatée juridiquement.
Sputnik

À en croire les chiffres du journaliste indépendant David Dufresne, depuis les premiers jours de la mobilisation des Gilets jaunes 316 personnes ont été blessées à la tête, 25 éborgnées et cinq ont eu la main arrachée. Sans compter 131 personnes blessées aux membres inférieurs et 2 décès.

Toutefois ces chiffres ne semblent rien indiquer pour Laëtitia Avia, porte-parole de LREM. Interrogée par le président de Mediapart, Edwy Plenel, au sujet des brutalités policières, la députée a indiqué qu’en tant qu’avocate, elle voulait voir une violence policière constatée par la justice avant de la condamner.

​«Je suis une avocate. En tant qu’avocate, il n’y a personne, je crois, qui est plus attaché à l’État de droit qu’une avocate, OK? […] Si demain j’ai une violence policière constatée, jugée comme telle, je serai la première à la condamner.»
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«Vous en avez des dizaines sous les yeux depuis un an», lui a rappelé M.Plénel.

«Je serai la première à la condamner. Mais apportez-moi une condamnation, un état constaté de violences policières et je serai la première à la condamner», a poursuivi la députée.

M.Plénel a tout de même tenté de lui indiquer que, par le passé, les autorités françaises avaient été appelées à suspendre l’usage des LBD par la commissaire des droits de l’Homme aux Nations unies.

«Qui n’est, je crois, pas une juridiction», a coupé Mme Avia.

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