Le manifestant ayant pris une grenade dans l’œil alors qu’il discutait devient définitivement éborgné – vidéo

Contactée par CheckNews, la compagne du manifestant touché en plein visage par un projectile lors de l’acte 53 des Gilets jaunes, a confirmé que celui-ci ne verrait plus jamais de son œil gauche.
Sputnik

Filmé le 16 novembre à Paris lors de l’acte 53 des Gilets jaunes, un manifestant a été blessé par un tir de grenade. Opéré lundi soir, il a définitivement perdu l’usage de son œil, a annoncé à Libération sa compagne, Séverine, présente avec lui place d’Italie au moment des faits:

«Son globe oculaire était coupé de part et d’autre à cause de la violence de l’impact. Et par la suite, il perdra sûrement aussi l’œil», dit-elle.

Une information à ce propos a été également publiée le 18 novembre dans la soirée sur la page Facebook d'un autre manifestant:

Un homme reçoit une grenade dans l’œil en pleine discussion lors de l’acte 53 à Paris – vidéo choc
«Les espoirs étaient minces... Manu est sorti du bloc opératoire... Manu, notre ami nordiste, Valenciennois au grand cœur, père de famille, travailleur et Gilet jaune pacifique ne verra plus jamais de son œil!».

Moment du drame

Manu, ce Valenciennois de 41 ans, participait à la manifestation de samedi à Paris, un an après le début du mouvement des Gilets jaunes. Alors qu'il discutait avec d'autres personnes place d'Italie, il a été touché à l'œil par un projectile. La scène, violente, a été filmée et publiée sur les réseaux sociaux.

Type du projectile

Grenade dans l’œil d’un Gilet jaune: elle «n'est pas forcément tirée par les forces de l'ordre»
Selon une source policière contactée par L’Obs, le projectile s’apparente à «une grenade de type MP7». Ce type de munition doit être tiré soit à terre, soit «en cloche». Ce qui ne semble pas être le cas ici, car le projectile arrive à l’horizontale. Pour David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de police, le projectile a pu être tiré par n’importe qui.

Interruption temporaire de travail

Le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire pour «violence par personne dépositaire de l'autorité publique avec armes ayant entraîné une interruption temporaire de travail de plus de huit jours». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

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