Drapeau marocain brûlé à Paris: Rabat parle d'«un crime sanctionné par la loi»

La profanation de l’emblème national «est un crime sanctionné par la loi», a affirmé le porte-parole du gouvernement marocain en réaction aux «séparatistes» qui ont brûlé le drapeau du Maroc à Paris.
Sputnik

Le ministre marocain de la Jeunesse et des Sports, et porte-parole du gouvernement, El Hassan Abyaba a réagi lors d’un point de presse à l’issue du Conseil des ministres tenu jeudi 31 octobre à l’acte de profanation du drapeau marocain samedi 23 octobre à Paris.

«Le drapeau national est l'un des symboles du royaume [chérifien, ndlr]», a-t-il déclaré, ajoutant que «le fait de le profaner est un crime sanctionné par la loi».

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Il a insisté sur le fait que cette profanation avait été condamnée par de nombreux Marocains et a exprimé «son espoir que cet acte ne se reproduise plus».

Lors de la manifestation organisée par des Marocains à Paris pour le troisième anniversaire du décès de Mohcine Fikri, un marchand de poisson dont la mort est à l’origine d’un mouvement de contestation sociale dans le Rif, dans le nord du Maroc, des «séparatistes» ont piétiné et brûlé le drapeau du pays.

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Ils ont réclamé «l’indépendance du Rif» du «colonialisme alaouite [en référence à la famille royale marocaine, ndlr]», brandissant des drapeaux de la «République du Rif» fondée par Mohamed ben Abdelkrim el-Khattabi dans les années 1920 en réaction à l’occupation espagnole.

Face à ce geste qui a déclenché un tollé dans le royaume chérifien, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger a fermement réagi dans un communiqué publié sur son site officiel, condamnant un acte «puéril» et «lâche».

La communauté marocaine de Belgique a également organisé mercredi 30 octobre à Bruxelles une manifestation pour dénoncer cet acte. Les protestataires ont publié une vidéo de leur manifestation sur le Net.

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