Nuñez dénonce «un guet-apens» contre des policiers à Mantes-la-Jolie

Après les heurts qui ont éclaté à Mantes-la-Jolie dans la nuit du 24 au 25 octobre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État ont dénoncé les violences commises. Selon Laurent Nuñez, il s’agit d’un «guet-apens» et d’une «attaque extrêmement violente».
Sputnik

En visite au commissariat de Trappes, ville proche de Mantes-la-Jolie, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que les policiers étaient tombés «dans un guet-apens organisé, qui a réuni une centaine d'individus». «C'est totalement inacceptable», a-t-il martelé devant la presse.

C'est une «attaque extrêmement violente que je dénonce de manière catégorique», a ajouté le secrétaire d'État.

​De son côté, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a «condamné sans réserve» dans un tweet «les violences commises» à Mantes-la-Jolie.

«La République ne peut tolérer que l'on attaque ceux qui la protègent, au péril de leur vie [...]. L'enquête permettra de faire la lumière sur les faits», a écrit le ministre.

​Heurts à Mantes-la-Jolie

Des affrontements entre plusieurs jeunes individus et des policiers ont éclaté dans le quartier sensible du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie, le 24 octobre au soir. Les forces de l'ordre ont été appelées vers 23h30 pour un véhicule en feu, et sont tombées dans ce qui s'est avéré être un guet-apens, selon le commissaire de Mantes-la-Jolie.

Comme l’indique BFM TV en se référant à une source policière, les fonctionnaires ont essuyé des tirs de mortier d'artifice et des jets de cocktails Molotov. Les policiers ont répliqué avec leurs moyens, au lanceur de balles de défense (LBD), avec des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes, pour ramener le calme.

​Après les heurts, deux jeunes ont été admis à l'hôpital, dont l'un avec une «blessure à l'œil». Côté forces de l'ordre, un policier a été blessé à la cuisse par un tir de mortier.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie «sur les conditions d'usage des armes de défense par les policiers», a annoncé le parquet de Versailles.

Une enquête a été ouverte pour les chefs de «violences avec guet-apens, arme et en réunion», «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» et «outrages sur personnes dépositaires de l'autorité publique», a indiqué le parquet.

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