Des imams rendent hommage aux victimes de l’attaque à la préfecture de Paris - photos

Des imams ont décidé de rendre hommage aux familles des victimes de l’attaque à la préfecture de police de Paris, qui a fait quatre morts jeudi 3 octobre. Les participants ont prié sur la place Saint-Michel, à Paris.
Sputnik

Souhaitant exprimer leur solidarité aux familles des victimes de la tuerie perpétrée jeudi 3 octobre dans la préfecture de police de Paris, des imams ont décidé d’organiser une mobilisation jeudi 10 octobre sur la place Saint-Michel à Paris, rapporte RT France.

Selon le média, l’un des organisateurs, à savoir Hassen Chalghoumi, le président de la Conférence des imams de France, s'est dit déçu de voir une mobilisation moins nombreuse qu’escompté. Un petit groupe de participants, dont l’écrivain Marek Halter, se sont réunis sur la place en fin d’après-midi.

D’après des photos publiées sur Twitter, une banderole a été déployée, proclamant: «Citoyens musulmans contre la radicalisation» et «Soutiens aux victimes et leurs familles».

L’ancien imam de la mosquée de Drancy, Hassen Chalghoumi, a déclaré que le rassemblement constituait «un appel à joindre le discours du Président de la République de s’engager».

Au cours de leur mobilisation, les participants ont prié en hommage aux victimes de l’attaque.

Tuerie à la préfecture de police de Paris

Une attaque au couteau à la préfecture de police de Paris a fait quatre morts jeudi 3 octobre - trois policiers et un agent administratif - ainsi qu’un blessé grave. Le tueur, qui travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), a été abattu par la police.

Une vingtaine de gendarmes surveillés pour leur radicalisation, un nombre en hausse
Après avoir découvert certains signes de radicalisation au domicile de l’auteur de la tuerie, récemment converti à l’islam, les enquêteurs ont estimé qu’il pourrait s’agir d’une attaque djihadiste. L’affaire a été soumise au parquet national antiterroriste.

Lors du Grand Entretien de la matinale sur France Inter, Christophe Castaner a déclaré lundi 7 octobre que la tuerie à la préfecture de police était révélatrice d’un «dysfonctionnement d’État».

Mercredi 9 octobre, le directeur général de la Gendarmerie nationale, Richard Lizurey, a révélé qu’une vingtaine de fonctionnaires étaient surveillés pour leur radicalisation islamiste ou d’extrême-droite et que ce nombre était en augmentation.

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