L'Algérie dément que la députée LFI Mathilde Panot ait été interpellée

«Il n’y a pas eu d’interpellation» de la députée française de LFI Mathilde Panot en Algérie, et sa participation à des manifestations populaire est une «atteinte à la souveraineté nationale», a affirmé le ministre algérien des Affaires étrangères.
Sputnik

Dans une déclaration à la presse sur l’affaire de la députée française Mathilde Panot ce lundi 7 octobre, Sabri Boukadoum, ministre algérien des Affaires étrangères, a estimé que ce qu’elle avait fait à Bejaïa était une «atteinte à la souveraineté nationale» algérienne.

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Le diplomate a immédiatement souligné que la députée de La France insoumise n’avait jamais été interpellée, malgré sa participation à des actions de protestation.

«Il n’y a pas eu d’interpellation», a-t-il déclaré, rappelant qu’elle était venue en Algérie «avec un visa touristique et avait essayé de faire des choses qui n’ont rien à voir avec le tourisme».

«Si un parlementaire, un politique ou même un journaliste algérien participait à des manifestations à l’étranger, comment le pays hôte va-t-il le prendre?», s’est interrogé le diplomate, affirmant qu’«il s’agit d’une atteinte à la souveraineté nationale […]». «Elle est parlementaire en France et non pas en Algérie», a-t-il conclu.

Mathilde Panot et ses accompagnateurs ont été retenus pendant plusieurs heures par la police, alors qu’ils tentaient de se rendre à Béjaïa. Pour la députée, cet agissement n’était justifié par aucun motif.

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Lundi 30 septembre, dans un discours prononcé à Oran, dans l’ouest de l’Algérie, à l’occasion de sa visite de travail dans la deuxième région militaire, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a mis en garde contre toute tentative d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie.

«J’ai souligné à maintes reprises qu’il y a des parties étrangères hostiles qui complotent contre l’Algérie et qui tentent de s’immiscer dans ses affaires internes avec une complicité flagrante de la bande [de l’ancien régime de Bouteflika, ndlr], à l’intérieur, et que nous mettons en garde de jouer avec le feu», a déclaré le chef d’état-major de l’ANP, affirmant que «ce sont des tentatives désespérées qui ont essentiellement pour but de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité de l’Algérie et de son peuple».

Le général Gaïd Salah a réitéré que ce qui se passait en Algérie était une affaire interne qui concernait les Algériens, et seulement les Algériens, affirmant qu’il tenait «à dire à ces outranciers de se soucier de leurs affaires et des problèmes de leurs pays». «L’Algérie saura comment triompher et sortir de sa crise, forte de son peuple, et sûre par son armée», a-t-il ajouté, précisant que l’ANP ne laissera pas «l’Algérie, […] en proie aux instigations et aux complots d’un petit groupe de personnes […] qui planifient de perturber la fête de l’élection présidentielle».

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