Le surpoids augmente le risque de développer un cancer, selon des scientifiques

Un impact dévastateur de l’obésité a été découvert par des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer. Le surpoids provoquerait le cancer plus souvent que l’on ne le pensait auparavant.
Sputnik

Des scientifiques ont mis en évidence le fait que l’obésité doublait le risque de cancer par rapport à ce que l’on croyait auparavant et représentait le deuxième agent provocateur de cette maladie après le tabagisme, indique le Daily Mail se référant à l’étude, réalisée par le Centre international de recherche sur le cancer et publiée dans la revue International Journal of Epidemiology.

Le risque sous-estimé

Selon une étude, le risque de développer un cancer en cas d’obésité est en général «considérablement sous-estimé».

Les récentes recherches suggèrent que les cancers de l’intestin, des reins, du pancréas, de l’ovaire, de l’endomètre et de l’œsophage sont plus souvent provoqués par l’obésité que les chercheurs ne l’ont précédemment estimé.

«Bien que le taux de survie au cancer atteigne un record, beaucoup de personnes ne réalisent pas encore que l’obésité est la cause du cancer», a déclaré Simon Stevens, le directeur général du National Health Service d’Angleterre (NHS).

Les estimations précédentes avaient été établies sur l’étude de la corrélation entre l’indice de masse corporelle (IMC) et le développement du cancer, tandis que l’étude récente portait sur les marqueurs génétiques de l’obésité.

Un nouveau calcul du risque

Après avoir effectué leurs recherches, les chercheurs en ont conclu que le risque relatif de cancer du rein, par exemple, était passé de 30% à 59%. Et de 50% à 106% pour le cancer de l'endomètre, de 6% à 13% pour celui de l'ovaire et de 48% à 110% pour une atteinte de l'œsophage. Quant au cancer du pancréas, le risque d'augmentation dû à l’obésité, auparavant estimé à 10%, atteint en réalité 47%, et celui concernant le cancer de l'intestin, a été recalculé de 5% à 44%, est-il précisé.

D’après les scientifiques, la graisse fonctionne comme une glande géante et augmente les niveaux d'hormones telles que l'œstrogène et l'insuline, qui favorisent une croissance exagérée des cellules, a déclaré le Cancer Research UK (centre de recherche et association caritative situé à Londres), cité par le Daily Mail.

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