Menaces de décapitation: l'association qui avait envoyé des bénévoles au Maroc annule les prochains voyages

L’ASBL flamande Bouworde a décidé de ne plus envoyer cet été de nouveaux groupes de jeunes bénévoles au Maroc. En effet, un instituteur marocain avait appelé sur Facebook à décapiter les jeunes travaillant en short. Cette décision a été prise après une prise de contact avec l’ambassade belge de Rabat.
Sputnik

L’ASBL flamande Bouworde organise le séjour de jeunes bénévoles belges au Maroc. Pourtant, certains ont été menacés par un individu pour avoir travaillé en short dans un village près de Taroudant, dans le sud-ouest du pays. Bouworde vient par conséquent d’annoncer qu’elle renonçait à organiser les prochains séjours, rapporte l’agence Belga.

Ce week-end, 35 jeunes devaient partir dans la même région. L’association leur cherche des alternatives.

Un instituteur de 26 ans a été arrêté lundi 5 août pour «avoir publié sur Facebook un message haineux» contre ce groupe composé majoritairement de jeunes filles travaillant en plein air dans un village près de Taroudant, comme l’a annoncé la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) marocaine dans un communiqué publié sur son compte Facebook officiel mardi 6 août.

Bouworde a contacté l’ambassade belge à Rabat, voulant déterminer si le groupe de jeunes était en sécurité. L’ambassade a affirmé qu’il n’y avait pas de danger.

Shorts courts: un instituteur marocain ayant appelé à décapiter des touristes belges interpellé

«Nous avons en revanche reçu le conseil de ne pas envoyer de nouveaux groupes au Maroc. Nous allons suivre cet avis», a indiqué mercredi 7 août Karen Heylighen, porte-parole de l’association. L’ambassade a donné ce conseil au vu de la diffusion de ces menaces dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Quant aux jeunes actuellement sur place, ils ont terminé leur travail de bénévolat et peuvent rester dans le pays pour y voyager. Pourtant, l’ASBL leur a donné la possibilité de rentrer plus tôt.

Selon le site d’information, trois des 37 bénévoles ont pour l’instant décidé de rentrer chez eux.

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