Un Indonésien transforme le fléau de la pollution plastique en bénédiction pour les poissons

Greenpeace affirme que chaque minute, c’est l’équivalent d’un camion-poubelle de plastique qui est déversé dans l’océan. Tout est bon pour lutter contre ce fléau, comme ce sac soluble dans l’eau, inventé par un homme originaire de Bali. Une fois dissous, il devient même comestible pour les poissons.
Sputnik

La pollution plastique dans les eaux de la planète est telle en 2019 que les déchets plastiques sont ingérés en masse par les poissons et autres créatures aquatiques, que nous, humains, mangeons à notre tour. Une étude de l’université de Gand en Belgique, publiée en janvier 2017, affirme que les consommateurs de produits issus de la mer ingéraient jusqu’à 11.000 microparticules de plastique chaque année. Nos estomacs en pâtissent, tout comme la biodiversité: selon l’institut français de recherche pour le développement, le plastique tue 1,5 million d’animaux par an. Et à l’échelle mondiale, l’Onu affirme que 5.000 milliards de sacs en plastique sont utilisés chaque année. 

​Ces dernières années, de nombreuses solutions ont vu le jour. Pailles réutilisables en inox ou jetables en carton, remplacement des bouteilles en plastique par des gourdes… vous pouvez aussi éviter les couverts en plastique ou utiliser des sacs réutilisables pour vos courses. Autant de gestes simples afin de réduire le volume de vos déchets plastiques qui finiront dans les océans, qui est évalué à l’équivalent d’un camion-poubelle (environ 7 tonnes) chaque minute par Greenpeace.

Mais le biologiste indonésien Kevin Kumala est allé encore plus loin et ça vaut le détour. La pollution plastique est devenue un véritable fléau dans son pays natal, Bali, comme l’a montré Rich Horner, qui voulait filmer les raies Manta et a finalement rapporté des images d’une mer surpolluée par les déchets. Lassé de voir ses plages souillées, l’Indonésie est rentrée en guerre contre la pollution plastique: elle s’est engagée à la réduire de 70% d’ici 2025 et a interdit le plastique à usage unique l’année dernière.

​Un sac bon pour les poissons

   
Kevin Kumala, avec sa société Avani eco, ont réfléchi à une solution pour contribuer à cette guerre contre la pollution plastique.
Pollution des océans: le plastique comme un poisson dans l’eau
Ils ont alors créé, I am not plastic, un sac à base de manioc, une plante que l’on retrouve en abondance en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. En plus d’être sans pétrole et certifié sans OGM, ce sac se dissout dans l’eau et devient de la nourriture pour poisson. Un sac écologique et économique puisqu’il ne coûte pas plus qu’un sac en plastique classique. Kevin Kumala a fait sensation en buvant lui-même l’eau dans laquelle le sac venait de se dissoudre. En plus de ce sac, Avani eco propose de nombreux produits biodégradables, des verres, des pailles et bien d’autres.

Seules questions: que se passe-t-il quand on fait ses courses sous la pluie? Et surtout, à quand ces sacs en France?

​«A green drink, for a greener Indonesia.» **Une boisson verte, pour une Indonésie plus verte.

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