La cour d'appel de Paris ordonne la reprise des traitements de Vincent Lambert

La cour d'appel de Paris a décidé que les traitements de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, devaient être repris, informe l'agence France-Presse.
Sputnik

La cour d'appel de Paris, saisie par les parents de Vincent Lambert, a ordonné lundi soir le rétablissement des traitements visant à le maintenir en vie, interrompus depuis lundi matin, jusqu'à ce qu'un comité de l'ONU se prononce sur le fond de son dossier.

La cour «ordonne à l'État français […] de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l'alimentation et l'hydratation» de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP.

Le CIDPH, comité de l'ONU, avait demandé à la France de surseoir à l'arrêt des traitements dans l'attente d'un examen du dossier sur le fond. 

Vendredi, en première instance, le tribunal de Paris s'était déclaré incompétent pour faire appliquer cette demande.

L’arrêt des soins de Vincent Lambert commence sur fond de débat sur l’euthanasie
Dans la manifestation parisienne qui a réuni lundi soir plusieurs centaines de personnes réclamant «la vie pour Vincent», une énorme clameur a retenti lorsque l'un des avocats de ses parents, Me Jérôme Triomphe, a annoncé leur victoire à la foule, a constaté un journaliste de l'AFP.

«On a gagné! Vincent doit vivre, Vincent vivra!», a-t-il crié.    

Depuis 2013, les parents de Vincent Lambert mènent une bataille juridique contre l'épouse de leur fils, son neveu François et six des frères et sœurs du patient qui veulent que cet «acharnement thérapeutique» stoppe.

En France, l'arrêt de soins médicaux pouvant conduire au décès du patient est autorisé par la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti.

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