WikiLeaks: de nouveau incarcérée, Chelsea Manning reste intransigeante

L’ex-analyste militaire Chelsea Manning, qui avait transmis 750.000 documents confidentiels à WikiLeaks, n’a aucune intention de témoigner contre le père fondateur du projet.
Sputnik

Incarcérée depuis deux mois dans une prison d’Alexandria, en Virginie, l’ex-analyste militaire américaine Chelsea Manning a déclaré qu’elle ne témoignerait pas devant le grand jury qui enquête sur Julian Assange et l’organisation WikiLeaks, rapportent les médias occidentaux.

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Après avoir passé sept ans en détention, Mme Manning a de nouveau été mise derrière les barreaux pour avoir refusé de témoigner contre le fondateur de WikiLeaks à qui elle avait transmis, en 2010, près de 750.000 documents confidentiels.

En vertu de la décision du juge, l’intéressée restera incarcérée jusqu’à ce qu’elle accepte de répondre aux questions du grand jury. Or, dans un nouveau recours en justice, elle souligne que la loi fédérale ne permet de garder un témoin en détention que s’il y a une possibilité que ce dernier accepte de coopérer avec la justice.

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Or, Mme Manning insiste sur le fait qu’elle a déjà prouvé sa détermination à ne pas témoigner contre Julian Assange et doit par conséquent être relâchée.

Chelsea Manning, qui s’appelait Bradley Manning à l’époque des faits, avait été condamnée en 2013 à 35 ans de prison par une cour martiale pour la fuite de câbles diplomatiques et informations militaires états-uniens.

Barack Obama, à quelques jours de son départ de la Maison-Blanche, l’avait graciée et elle avait été libérée en mai 2017 après sept ans de prison, durant lesquels elle avait entamé les démarches pour passer du sexe masculin au féminin.

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