La Russie reconnue comme le plus important acheteur d’or en 2019

Au premier trimestre 2019, les Banques centrales du monde ont acheté un total de 145,5 tonnes d’or, battant un record vieux de six ans. La Russie s’est placée en tête des acheteurs en volume de métal jaune acquis au cours de la période désignée, d’après le World Gold Council (WGC).
Sputnik

La Russie a été le plus important acheteur d’or au monde à l’issue du premier trimestre 2019, révèle un récent rapport rédigé par le World Gold Council (WGC). Selon les statistiques publiées par l’organisation, les achats nets de métal jaune par la Banque centrale russe ont atteint 55,3 tonnes au cours de la période désignée, portant les réserves d’or du pays à 2.168 tonnes, soit 19% du total des réserves mondiales. À titre de comparaison, en 2018, la Russie avait acquis 274,3 tonnes de ce métal précieux.

Pourquoi les États rapatrient-ils leur or des États-Unis?
Le rapport précise qu’en investissant dans l’or, Moscou cherche à réduire sa dépendance au dollar et réduire les risques en cas d’éventuelles sanctions américaines.

Parmi les plus gros acheteurs le WGC cite également la Chine, deuxième du classement et qui aspire elle aussi à diversifier ses actifs et à renoncer au dollar sur fond de différends avec Washington. On trouve par ailleurs dans la liste la Turquie, le Kazakhstan, l’Équateur, le Qatar et la Colombie.

L’étalon-or fera-t-il son retour vu le manque de confiance envers la monnaie fiduciaire?
Globalement, les achats d’or par les Banques centrales du monde ont atteint leur niveau le plus élevé au premier trimestre de cette année, une première depuis 2013. Ces achats ont ainsi augmenté de 68% par rapport à la même période de l’année précédente pour atteindre 145,5 tonnes, selon les statistiques du WGC.

La Banque centrale russe a intensifié ses achats d'or après l'introduction en 2014 des sanctions occidentales. La patronne de l'institution financière a à plusieurs reprises déclaré que celle-ci menait une politique axée sur la diversification de ses réserves internationales, prenant en considération tous les risques, dont financiers, économiques et géopolitiques. Dans ce sens, suite à l'introduction de mesures antirusses par Washington, la Banque centrale russe a procédé à la vente de bons du Trésor américain. Ces investissements qui s'élevaient à 176 milliards de dollars (156,3 milliards d'euros) en 2010, ont baissé pour atteindre seulement 14 milliards vers l'automne 2018.

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