«Le projet US d’attraper Assange ne se cache plus derrière les accusations de viol»

Julian Assange, fondateur du site lanceur d’alerte WikiLeaks, fait à présent face à la demande d'extradition des États-Unis qui le considèrent comme une menace pour leur sécurité. Don DeBar, animateur du journal télévisé quotidien américain CPR News, s’est confié sur cette procédure judiciaire à Londres au micro de Sputnik.
Sputnik

Condamné mercredi 1er mai à 50 semaines de prison par le tribunal londonien de Southwark pour violation de ses conditions de liberté provisoire en 2012, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, comparaissait ce jeudi 2 mai devant le même tribunal, cette fois concernant la demande d'extradition de Washington qui l'accuse de «piratage informatique».

«Une question de vie ou de mort pour Assange» ou «un test décisif pour tout le monde»?

«Maintenant que le projet américain d'attraper Assange ne se cache plus derrière les accusations de viol suédoises, l'effort est au centre des débats, la scène la plus récente s'est déroulée dans un tribunal de Londres. Jusqu'à présent, la "justice" britannique s'est bien illustrée être un instrument des services de renseignement des États-Unis», a déclaré à Sputnik Don DeBar, animateur du journal télévisé quotidien américain CPR News.

Et de rappeler que Julian Assange avait déjà été condamné à près d'un an de prison pour avoir violé sa remise en liberté sous caution en 2012.

«Plutôt que d'atténuer sa peine parce qu'il s'agit d'un conflit sur la liberté de la presse sous les yeux de toute la planète, la justice britannique l'a pénalisé pour avoir gagné en notoriété en révélant les actions notoires des puissants de ce monde. Et voilà qu'Assange fait maintenant face à la demande d'extradition de Washington dans le même système judiciaire», a résumé le journaliste.

Quand Julian Assange s'était réfugié dans l'enceinte diplomatique de l'Équateur, à Londres, il faisait l'objet en Suède de poursuites pour viol, poursuites classées sans suite depuis. Mais il a toujours affirmé s'être soustrait à la justice britannique par crainte, non pas d'être extradé vers la Suède, mais vers les États-Unis où il encourt jusqu'à la peine de mort depuis la publication de documents secrets américains.

Julian Assange a été condamné le 1er mai, à Londres, à 50 semaines (11,5 mois) de prison pour avoir violé les conditions de sa liberté provisoire en 2012. Au lendemain, il a déclaré devant le tribunal de Londres qu'il s'opposait à son extradition vers les États-Unis.

Le fondateur du site lanceur d'alerte WikiLeaks, réfugié depuis 2012 dans l'ambassade d'Équateur à Londres, en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'autorisation des autorités équatoriennes. Il est depuis détenu à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres.

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