Deux pays arabes impliqués dans les tirs contre Tripoli?

Le ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement libyen d’union nationale, Fathi Bachagha, a laissé entendre que deux pays arabes étaient impliqués dans les tirs d’aviation contre la capitale libyenne, a annoncé le site Akhbar Libya.
Sputnik

L’aviation de pays étrangers participerait aux combats en cours depuis début avril près de la capitale libyenne Tripoli, a déclaré à Tunis Fathi Bachagha, ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, cité ce dimanche 28 avril par le site d’actualités Akhbar Libya.

D’après le site, le ministre a affirmé que la Libye était la cible d’une agression de pays étrangers qui «s’ingèrent dans ses affaires intérieures» et a notamment indiqué:

«La précision des tirs contre Tripoli montre qu’il s’agit d’avions appartenant à deux pays arabes».

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 Le journal The Libya Observer a confirmé cette information, ajoutant que M.Bachagha avait critiqué la France pour le soutien qu'elle apporte à l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar.

Akhbar Libya avait précédemment annoncé, se référant à des témoins, que des avions, qui feraient partie de l’ANL, avaient pris pour cible un dépôt de munitions et plusieurs autres sites à Tripoli le 28 avril.

D’après le quotidien libyen Alwasat, le 23 avril, le maréchal Khalifa Haftar a annoncé le début de la deuxième phase de l’offensive contre Tripoli pour libérer la ville «des terroristes». La première phase de cette offensive avait été entamée le 4 avril. Les forces loyales au gouvernement d'union nationale ont annoncé le 20 avril avoir lancé une contre-attaque contre les troupes du maréchal Haftar au sud de Tripoli.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du gouvernement et le meurtre de Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays est divisé entre plusieurs entités rivales, avec notamment la présence à Tripoli du gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj, soutenu par l'Onu et l'UE, et dans l'est, d'un parlement élu par le peuple et appuyé par l'ANL du maréchal Haftar.

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