Une partie d’un mammouth mort il y a 28.000 ans a été ressuscitée au Japon

Une partie d’un mammouth momifié a été ranimée par des chercheurs japonais, atteste Science Alert. Ils ont introduit les noyaux des cellules les mieux conservées dans des ovules de rongeurs qui se sont activés. Grâce à cette expérience réussie, la science se rapproche du point de ramener des mammouths à la vie, estime les chercheurs.
Sputnik

Un groupe de scientifiques japonais a restitué l'activité de certaines parties cellulaires extraites du corps d'un mammouth momifié qui vivait il y a 28.000 ans. Cependant, il est actuellement impossible de ressusciter complètement un mammouth, relate Science Alert.

Un crâne de mammouth avec un contenu inattendu découvert près de Moscou (image)
Au cours de l'expérience, les chercheurs ont extrait de la moelle osseuse et des muscles de la dépouille du mammouth. Ils ont ainsi obtenu 273,5 milligrammes de substance biologique.

88 cellules mortes aux noyaux les moins abîmés ont été sélectionnées, dont certains ont été introduits dans des ovules vivants de rongeur. Il est curieux qu'une série d'ovules modifiés ait fait preuve de l'activité qui normalement précède la division cellulaire.

Il n'en demeure pas moins que les chercheurs n'ont pas atteint une activité complète des noyaux, ce qui est l'indice d'un endommagement important du biomatériau. Les scientifiques confirment que le retour à la vie de mammouths est irréalisable aujourd'hui, mais cette expérience fait avancer la science afin d'atteindre cet objectif. À l'avenir, des chercheurs ont l'intention de réussir à obtenir des cellules actives et à provoquer une division cellulaire avec de l'ADN de mammouth.

Le bébé mammouth appelé Yuka, de l'espèce Mammuthus primigenius, avait été retrouvé sur les côtes de la mer des Laptev en Extrême-Orient russe en 2010. Ses restes, du poil et des tissus mous ont été bien conservés dans le pergélisol.

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