Gilets jaunes: Moscou dénonce le deux poids deux mesures de l'Élysée

Les autorités françaises se contredisent lorsqu'elles accusent sans aucune preuve Sputnik de propager de fausses nouvelles, mais rejettent en même temps les accusations d'usage excessif de la force contre des Gilets jaunes, a souligné la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
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Commentant les allégations portées par l'Élysée à l'encontre des médias russes, dont Sputnik, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que les autorités françaises faisaient ainsi preuve d'une politique de deux poids deux mesures.

Elle a rappelé que son homologue français Benjamin Griveaux qui accusait sans aucun fondement des medias russes de diffuser de fausses nouvelles, avait toutefois demandé d'attendre les résultats d'enquête lorsque le Haut-commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet avait récemment critiqué la France pour «usage excessif de la force» envers des Gilets jaunes.

​«J'ai une question: si, dans un cas, il faut mener une enquête pour prendre des décisions, pourquoi, dans d'autres cas, il est possible d'accuser Sputnik et RT sans présenter non seulement des résultats d'enquête, mais sans même présenter aucune preuve à ce sujet», s'est-elle interrogée.

À l’Onu, on place la France entre le Venezuela et Haïti, Paris sous le choc

Pour rappel, Michelle Bachelet a demandé ce mercredi à la France de mener une enquête sur les cas de violences policières survenues pendant les manifestations des Gilets jaunes. Il s'agit notamment de l'usage de lanceurs de balle de défense (LBD) qui ont fait de très nombreuses victimes ces dernières semaines. La représentante de l'Onu a comparé la situation en France à celle des répressions violentes au Soudan, en Haïti et au Zimbabwe où les manifestants «réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes».

Réagissant à ces propos, M.Griveaux a indiqué que «c'est simplement à l'issue d'un enquête qu'on est en mesure de dire: est-ce qu'il y a eu des dysfonctionnements? Est-ce qu'il y a des éléments qui doivent bouger?[…] Tout cela il est difficile d'en faire état tant que les faits n'ont pu être clairement établis par l'enquête à la fois administrative et l'enquête judiciaire».

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