Acte 12: garde à vue pour le boulanger ayant refusé l’entrée de son magasin à un policier

Après qu’un agent de la brigade anti-criminalité (BAC) s’est vu refuser l'accès d’une boulangerie de Paris, près de la place de la République, lors de l’acte 12 des Gilets jaunes, à cause de l’arme qu’il portait, l’artisan a été placé en garde à vue ce mardi, rapporte Le Point.
Sputnik

Le boulanger Emmanuel G., 32 ans, originaire de Montpellier, a été mis en garde à vue ce mardi pour «refus de vente et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique» en marge de la douzième manifestation des Gilets jaunes à Paris, relate Le Point. Comme le précise l'hebdomadaire, ce qui est reproché à ce commerçant n'est pas établi.

La scène qui s'est jouée entre l'agent de la brigade anti-criminalité (BAC) et le boulanger a été filmée et par la suite diffusée sur les réseaux sociaux.

​On y voit un policier en civil portant un brassard empêché d'entrer dans une boulangerie à cause de son arme.

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«Tu vois une arme là ? C'est bon, on peut passer?», demande le policier au boulanger.

«Si vous n'avez pas d'arme, oui», dit le boulanger.

«Je crois que je vais aller ailleurs, et à un autre moment de la journée, je vais aussi regarder ailleurs», répond le fonctionnaire de police. Cette phrase semble signifier que si des casseurs attaquaient la boulangerie, il n'interviendrait pas.

D'après un témoin contacté peu après par Le Parisien, la séquence diffusée a été tournée quelques minutes après le début de la dispute entre le boulanger et le policier.

«Nous étions en plein mouvement de foule (…) Une street-medic [des manifestants-secouristes, ndlr] blessée se trouvait à l'intérieur du magasin. Deux policiers ont débarqué, sans rien dire, armés et cagoulés. Le responsable du magasin a accepté de leur servir un café mais seulement s'ils enlevaient cagoules et armes. Et ils n'ont pas apprécié», a-t-il raconté au média.

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