Russie: l’«intox» sur le 3e suspect dans l’affaire Skripal «distrait du Brexit»

La Russie estime que l’information sur le troisième suspect de l’affaire Skripal est fausse, lancée sciemment par les services secrets britanniques pour détourner l’attention du public du Brexit, a indiqué l’ambassade de Russie à Londres.
Sputnik

L'apparition d'informations sur un troisième suspect dans le cadre de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury est une fausse information mise en circulation par les services secrets britanniques, selon l'ambassade de Russie à Londres.

«Il s'agit d'une nouvelle fausse information mise en circulation par les services secrets britanniques. Ils tentent de maintenir à flot l'affaire de l'emprisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal par le biais de fuites d'informations dosées faisant référence à "sources informées"», a annoncé le porte-parole de l'ambassade de Russie.

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Selon ses propos, les actualités intermittentes sur l'affaire à Salisbury évoquent de manière régulière l'utilisation prétendue d'armes chimiques par la Russie. Londres pourrait profiter de ce sujet pour détourner l'attention du public de problèmes intérieurs du Royaume-Uni, y compris le Brexit.

«Le gouvernement britannique conservateur doit renoncer à sa politique de dissimulation des faits afin de les rendre entièrement transparents», apprend-on de cette source.

Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a affirmé au cours d'une conférence de presse le 7 février que des fausses informations complètement injustifiées apparaissaient dans les médias britanniques pour la énième fois.

Un autre suspect de l'affaire de Skripal, le Russe Sergueï Fedorov, reste toujours sur le sol du Royaume-Uni, relatent les médias britanniques. Il serait arrivé à Londres en compagnie de Rouslan Bochirov et Alexandre Petrov, identifiés par Londres comme des hommes du GRU et accusés de l'empoisonnement. Il aurait annulé son vol de retour pour demeurer au Royaume-Uni.

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Rappelons que l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars dernier à Salisbury et retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière cet empoisonnement.

Le 5 septembre, le parquet britannique a formulé à l'encontre des Russes Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov quatre chefs d'accusation, notamment ceux de tentative de meurtre sur les personnes de l'ancien officier Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, ainsi que sur celle du policier britannique Nick Bailey. La Première ministre britannique a affirmé que les deux suspects étaient des hommes du GRU sans pour autant présenter de preuves pour appuyer ces allégations.

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