Si le Traité FNI est détruit, la Russie réagira dûment, selon Poutine

Moscou estime que le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) ne doit pas être détruit, mais devra réagir si Washington s'en retire, a déclaré le Président russe.
Sputnik

La Russie s'élève contre la destruction du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), mais se devra de réagir si les États-Unis s'en retirent, a déclaré mercredi Vladimir Poutine, indiquant que Washington avait pris la décision de le quitter bien avant d'avoir fait une déclaration publique.

«La décision est prise depuis longtemps, mais en sourdine. Ils [les États-Unis, ndlr] pensaient qu'on ne le remarquerait pas, mais la mise au point de ces missiles figure d'ores et déjà dans le budget du Pentagone. C'est seulement après qu'ils ont annoncé leur retrait [du Traité FNI, ndlr]», a-t-il indiqué.

Les mots que Vladimir Poutine a échangés avec Donald Trump à Buenos Aires
Répondant aux journalistes, il a rappelé qu'avant même l'annonce par Washington de son retrait du Traité FNI, le Congrès américain avait débloqué des fonds nécessaires à la conception de tels missiles.

«Ensuite, ils ont commencé à chercher sur qui rejeter la responsabilité. Évidemment, le plus simple et le plus habituel pour les Occidentaux: c'est de la faute de la Russie. Mais il n'en est rien. Nous sommes contre la destruction de ce Traité, mais si c'est le cas, nous réagirons dûment», a souligné Vladimir Poutine.

En octobre, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis prévoyaient de sortir du Traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire signé le 8 décembre 1987 par Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan. Le document en question abolissait l'usage de toute une série de missiles d'une portée variant de 500 à 5.500 kilomètres.

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