Kiev semble avoir raté son arrestation d’un cargo «russe»

Le navire «russe» arraisonné dans un port ukrainien, que le procureur général d'Ukraine avait qualifié de «réaction aux sanctions» de la Russie, appartient en fait à une société néerlandaise, alors que la plupart des membres d'équipage se sont révélés être des Ukrainiens, ont indiqué des médias.
Sputnik

Après avoir arraisonnée dans le port ukrainien de Marioupol un cargo considéré comme russe, il est apparu que le navire appartenait à une société néerlandaise et était géré par une entreprise singapourienne.

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Juste après l'arraisonnement de ce navire «russe», le procureur général d'Ukraine, Youri Loutsenko, l'a qualifié de «réaction aux sanctions imposées par la Russie».

Cependant, selon le portail Timer, il n'y avait qu'un seul Russe à bord du navire, qui transportait plus de 3.000 tonnes de produits de l'usine métallurgique d'Alchevsk, ville en République populaire autoproclamée de Lougansk (RPL).

«Dans cette situation, il est peu probable que les autorités ukrainiennes ne causent un quelconque préjudice à la Russie ou aux entreprises de la RPD [la République populaire autoproclamée de Donetsk, ndlr] qui, selon le Bureau du procureur général, a produit du métal trouvé à bord du navire», note le portail.

La plupart des membres d'équipage du vraquier arraisonné dans le port de Marioupol se sont révélés être des Ukrainiens. De plus, le navire appartient à une entreprise néerlandaise battant pavillon du Libéria et est géré par une société de Singapour. En outre, la responsabilité des marchandises transportées incombe au destinataire, qui est une société belge.

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Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a signé le 1er novembre la décision du gouvernement sur les mesures de réalisation du décret du Président Vladimir Poutine intitulé «Application des mesures spéciales économiques en rapport avec les actions hostiles de l'Ukraine en ce qui concerne les citoyens et les personnes morales de la Russie». Le document vise à imposer des sanctions à 322 individus et 68 entités d'Ukraine. Il prévoit aussi le blocage de ressources contrôlées en Russie par ces individus et entités et l'interdiction de virer leurs fonds depuis la Russie.

Le service de presse du gouvernement russe a souligné qu'il se réservait le droit de supprimer les mesures spéciales économiques introduites en cas de suppression par l'Ukraine de ses mesures restrictives.

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